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Comparatif des platines de roller 5 roues pour la descente – partie 1/3

 Publié par le 28 juillet 2011 à 13 h 37 min  Commenter
 

Dans cette première partie vous retrouverez les mesures d’Huggy et une présentation globale des platines testées.

Note préliminaire : la quasi totalité des platines présentées dans cet article ont été conçues pour une utilisation ‘vitesse’. La pratique de la descente imposant des contraintes bien différentes au matériel (rigidité, solidité, largeur d’embase, possibilité de réglages…) certaines platines, pourtant réputées auprès des vitesseux, peuvent se révéler totalement inadaptées à une utilisation ‘descente’.


1/ Un peu de théorie

La platine est un élément primordial dans un patin. Très souvent, au moment de choisir son nouveau matériel, une très grande importance est accordée au choix du chausson. C’est sans aucun doute justifié mais ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger l’importance du choix de la platine. Actuellement la très grande majorité des platines utilisées en vitesse (et à fortiori en descente) sont en aluminium. Pourtant tout n’est pas si simple : il existe plusieurs types d’alliage d’aluminium, différents procédés de fabrication, certains paramètres peuvent se révéler être très importants… en bref c’est compliqué et Huggy a cherché à en savoir plus sur tout ça.

1.1/ Le vocabulaire

Quelques images valant mieux qu’un long discours, les différents termes que nous utiliserons dans l’article sont explicités ci-dessous.


1.2/ Les procédés de fabrication

Il existe cinq procédés de fabrication principaux pour les platines, présentés sur la photo ci dessous (du plus bas de gamme au plus haut de gamme).

La première platine est en plastique moulé (ici du polyamide). Le moulage est utilisé pour les patins bas de gamme produits en très grande série. L’avantage principal de cette technique est son faible coût; l’inconvénient est un manque de rigidité de la platine (une 5x90mm produite de cette façon serait du chewing-gum).

Certains fabricants n’hésitent pas à appeler ces platines “carbone” ou “composite” … stricto sensu, on ne peut pas leur en vouloir mais sur le plan technique cela reste de simples platines en plastique moulé avec éventuellement l’ajout de quelques molécules de carbone… En bref des platines à éviter pour la descente et de toute façon il n’existe à notre connaissance aucune platine 5x84mm ou plus en plastique moulé.

Second type de platine : les platines en aluminium plié. Souvent utilisé pour les fabrications amateurs, ce procédé est simple à mettre en œuvre puisqu’il suffit de plier une feuille d’aluminium pour lui donner une forme de U (cf la photo ci dessous). Il présente néanmoins un certain nombre d’inconvénients au rang desquels :
- un manque de rigidité latérale car la liaison entre les parois et les embases est faible (elle ne peut pas être renforcée par des arches comme c’est le cas sur certaines platines extrudées). La zone autour des pliages est soumise à des déformations incessantes lors des freinages ou même du patinage (les parois vont se “balancer” de droite à gauche par rapport aux embases). Qui dit déformations incessantes dit fatigue de l’aluminium et au bout d’un moment casse (comme quand on plie un fil alternativement dans un sens puis dans l’autre : il finit par casser). Le problème peut être retardé par l’ajout de ponts réalisés – par exemple – avec des vis qui vont maintenir les 2 parois entre-elles.
- pour pouvoir être plié dans de bonnes conditions, l’aluminium employé doit être capable de s’étirer sans casser (il faut qu’il ait une bonne aptitude à la déformation). Malheureusement on ne peut pas tout avoir et les aluminiums les plus résistants ne peuvent pratiquement pas être pliés. Les alu “pliables” sont généralement issus de la série 5000 (comme l’AG3 = alu 5754) et ont de faibles propriétés mécaniques : un alu de la série 5000 a une limite élastique (limite avant que ça ne se déforme) typiquement 2 à 4 fois inférieure à celle d’un alu 7000 …

La 3ème platine est en tôle emboutie. C’est le même procédé qui est utilisé pour former la carrosserie des voitures : une tôle, plate au départ, est pressée entre une matrice et un poinçon. L’emboutissage va permettre d’une part de déformer la plaque d’aluminium pour la rendre plus rigide (cf la photo ci dessous) et d’autre part de découper la forme et les ouvertures des parois de la platine (un peu comme le ferait une perforatrice sur du papier).

Une tôle est utilisée pour chaque côté de la platine (il faut donc 2 tôles pour faire une platine complète). Une fois embouties, les 2 tôles sont assemblées sur les embases à l’aide de rivets ou de vis (les embases peuvent être en plastique ou en métal) :

Cette technique est utilisée pour les patins milieu de gamme. Elle présente l’avantage d’offrir une rigidité convenable pour un coût de production assez bas. Il existe des platines 5 roues fabriquées selon cette technique mais de façon générale elles sont à éviter pour la descente à cause de leur manque de rigidité (les points d’ancrage entre les embases et les flasques sont de simples vis ou rivets qui peuvent difficilement assurer un assemblage aussi rigide qu’une platine monobloc). Certains fabricants rajoutent des ponts à l’aide de vis qui maintiennent les 2 parois entre-elles… là encore, c’est mieux que rien, mais loin d’être aussi performant que de larges ponts qui font partie intégrantes d’une platine monobloc (extrudée ou taillée dans la masse).

Le 4ème type de platine – la platine extrudée – est le premier à être véritablement utilisable en descente. L’extrusion est le procédé de fabrication le plus employé pour les platines haut de gamme. Nous avons consacré un article à part entière sur l’extrusion. Une platine extrudée est reconnaissable à sa forme qui est constante sur toute la longueur quand on la regarde de devant ou de derrière :

95% des platines présentées dans l’article sont extrudées. Elles sont bien adaptées à la pratique de la descente car elles offrent généralement une bonne rigidité et une solidité correcte. Comme nous le verrons dans l’article, toutes les platines extrudées ne se valent pas et il faut faire bien attention à celles que l’on utilise. Certaines platines sont trop allégées voire mal conçues et donc dangereuses en descente.

Dernier type de platine : les platines taillées dans la masse. Diabolik est le fabricant le plus connu de ce genre de platines en France. La fabrication consiste à partir d’un bloc d’aluminium rectangulaire et de le “tailler” (fraisage) jusqu’à ce qu’il ait la forme d’une platine. Ce procédé de fabrication est long et génère beaucoup de déchets : environ 90% de la matière de départ est transformée en copeaux ; il est donc cher et réservé aux platines haut de gamme. En contrepartie il autorise toutes les “fantaisies” possibles pour la fabrication des platines et il permet d’utiliser des aluminiums extrêmement résistants.

Autres procédés de fabrication : les platines carbone. Le carbone est un matériau qui – à poids égal – a une résistance à la traction bien supérieure à l’aluminium. Le problème est que le carbone est un matériau cassant (il est dit fragile), contrairement à l’aluminium qui est un matériau ductile (qui a une bonne capacité à se déformer sans casser). Concrètement cela veut dire que quand vous êtes lancés à 70km/h en descente et que survient un imprévu (sortie de route, choc, …), avec l’aluminium vous avez une chance de rester sur vos roues et de vous en tirer avec simplement une platine tordue. Avec une platine carbone en revanche, vous aurez plus de chance de vous casser les dents en même temps que la platine… Il y a de nombreux exemples de vitesseux qui ont cassé des platines carbone, souvent suite à des chutes, on imagine donc mal utiliser ce type de platine en descente où la chute fait souvent partie du jeu.

Dans l’article nous présenterons une 5×84 en carbone : la K2 Extreme Workout !

Cette présentation des principaux procédés de fabrication des platines étant finie, passons aux matériaux employés !

1.3/ Les différents matériaux

Presque toutes les platines présentées dans ce comparatif sont en aluminium, sauf deux qui sont en magnésium et une qui est en carbone. C’est tout, rien de plus? Et bien non, loin de là, parce qu’en fait il y a aluminium et aluminium!
Nous n’allons pas refaire un cours sur les matériaux, il y a de très bons sites pour ça. Nous allons simplement nous intéresser aux paramètres les plus importants pour le roller, à savoir les différents types d’aluminium et leur résistance mécanique.

Quelques définitions:

La limite élastique : c’est la limite au dessus de laquelle l’aluminium ne reprendra plus sa forme initiale quand il est déformé. Elle est exprimée en MPa (méga Pascal) = N/mm², soit encore en dixièmes de kg/mm² (en approximant).

La limite de rupture : c’est la limite au dessus de laquelle l’aluminium va casser quand il est déformé. Elle est exprimée en MPa (méga Pascal) = N/mm², soit encore en dixièmes de kg/mm² (en approximant).
Bon, fini la théorie, on va prendre un exemple plus clair : prenez un fil d’aluminium de 1mm² de section (soit un peu plus de 1,1mm de diamètre. Vous l’accrochez au plafond et de l’autre côté vous suspendez des poids. Il y a 3 résultats possibles :

  1. les poids sont suffisamment légers, le fil d’alu va s’allonger un peu puis il va reprendre sa longueur initiale si on enlève les poids.
  2. les poids commencent à être un peu lourds : le fil d’alu va s’allonger de façon plus importante et ne reprendra pas sa longueur initiale si on enlève les poids. Le poids maxi qu’on peut suspendre sans que le fil ne s’allonge de manière irréversible donne la limite élastique (Rp0,2 sur l’image).
  3. les poids sont trop lourds : le fil d’alu va s’allonger puis casser. Le poids maxi que l’on peut suspendre avant que ça ne casse s’appelle la limite de rupture (Rm sur l’image). Par exemple, pour l’aluminium 7075 qui a une limite de rupture de 57kg/mm², cela signifie qu’on pourra suspendre un poids de 57kg au bout du fil avant qu’il ne casse.

Les alliages d’aluminium : l’aluminium pur (série 1000) a de mauvaises qualités mécaniques. Pour les améliorer (notamment les limites élastique et de rupture), on mélange l’aluminium avec d’autres matériaux tel que le zinc, le cuivre, le magnésium… Il existe 8 grandes familles d’aluminium dénommées en fonction des matières ajoutées :
aluminium (presque) pur : série 1000
aluminium + cuivre : série 2000
aluminium + manganèse : série 3000
aluminium + silicium : série 4000
aluminium + magnésium : série 5000
aluminium + magnésium + silicium : série 6000
aluminium + zinc + magnésium : série 7000

Attention, ce n’est pas “plus c’est élevé, mieux c’est”! En l’occurrence les alliages de la série 2000 sont par exemple en général plus résistants que ceux de la série 6000. Chaque famille a ses avantages et ses inconvénients. Pour ce qui est des limites élastiques & limites de rupture, ce sont les aluminiums de la série 7000 qui dominent, comme en témoigne l’image ci dessous. Dans chaque famille, il existe une multitude de types d’alu (par exemple 7003, 7005, 7075, …), chacun ayant des propriétés mécaniques différentes.

(l’image ci dessus ((c) Max Reboul) donne la plage de limite élastique (en vert) et de limite de rupture (en rouge) en fonction de la famille de l’aluminium employé)

Pour les alliages utilisés dans les platines de rollers, les valeurs typiques sont les suivantes (source : euralliage, matweb, …. Approximation : 1kg = 10N. Certaines valeurs sont approximatives) :

- 5754 (O) = AG3 : limite élastique = 10kg/mm² – limite de rupture = 22kg/mm² – densité = 2.68
- 5086 (O) : limite élastique = 13kg/mm² – limite de rupture = 28kg/mm² – densité = 2.67

- 6060 (T5) : limite élastique = 19kg/mm² – limite de rupture = 22kg/mm² – densité = 2.7
- 6005 (T5) : limite élastique = 24kg/mm² – limite de rupture = 26kg/mm² – densité = 2.7
- 6061 (T6) : limite élastique = 27kg/mm² – limite de rupture = 30kg/mm² – densité = 2.7

- 7004 (T6) : densité = 2.77
- 7005 (T6) : limite élastique = 29kg/mm² – limite de rupture = 35kg/mm² – densité = 2.78
- 7003 (T6) : limite élastique = 32kg/mm² – limite de rupture = 38kg/mm² – densité = 2.8
- 7020 (T6) : limite élastique = 33kg/mm² – limite de rupture = 38kg/mm² – densité = 2.78
- 7108 (T6) : limite élastique = 36kg/mm² – limite de rupture = 39kg/mm² – densité = 2.78
- 7075 (T651) : limite élastique = 50kg/mm² – limite de rupture = 57kg/mm² – densité = 2.81

A poids équivalent, on constate que les alus de la série 7000 sont beaucoup plus résistants que ceux de la série 6000 qui eux même sont beaucoup plus résistants que ceux de la série 5000. A noter que la valeur entre parenthèses correspond au traitement effectué sur l’aluminium (pour le rendre plus résistant, par exemple).

Bon alors et tout ça, appliqué au roller, ça donne quoi ?

Le choix de la matière influe grandement sur la résistance des platines. Par exemple, pour une forme (quasi) identique, les platines K2 de dernière génération, en alu 7000, sont plus résistantes que les anciennes qui sont en alu 6000.
Si on prend les extrêmes, il faudra par exemple un effort quatre fois plus important pour plier une Diabolik (en alu 7075) qu’une platine en alu “pliable” faite maison. Autre comparaison : une platine Boen (alu 7108) a un alu qui est 33% plus résistant qu’une platine Mogema (alu 6061).

Exemple typique de casse par dépassement de la limite de rupture : l’embase arrière de cette Powerslide Armageddon s’est arrachée après seulement quelques jours d’utilisation. Les branches qui relient les embases aux parois sont largement sous dimensionnées et les limites de résistance de l’aluminium sont largement dépassées lors du patinage.

Ok, c’est bien, mais ça casse quand même pas si souvent que ça les platines de rollers? C’est vrai et en fait – sauf grosse erreur de conception comme sur certaines anciennes Powerslide – les platines ne cassent ou ne se plient que lors d’un choc (donc souvent lors d’une sortie de route en descente). Mais… il arrive que ça casse tout seul au bout d’un certain temps ! Cette remarque nous amène à parler d’un autre phénomène : la fatigue!

La fatigue : l’aluminium, lorsqu’il est soumis à des mouvements de flexion, compression… répétés et importants, finit par se “fatiguer” puis casser. Par exemple, lorsque vous poussez latéralement sur vos patins (ou que vous slidez), les parois de la platine se tordent légèrement en retransmettant la poussée aux roues. Si cette déformation est importante et répétée, elle peut conduire à l’apparition de fissures dans l’aluminium et la platine finira par se casser (alors même qu’on n’aura jamais dépassé la limite de rupture de l’aluminium). C’est le même phénomène qui se produit quand vous tordez un fil électrique de droite à gauche : au bout d’un moment il finit par casser.
Certaines séries de Mogema sont connues pour casser au bout d’un certain temps d’utilisation ; elles sont justement sujettes aux phénomènes de fatigue. Certaines zones sont trop fines et donc soumises à des contraintes importantes et répétées. Il en résulte une casse de l’aluminium au bout d’un certain nombre de mois / années dans ces zones de concentration de contraintes.

(Exemple typique de casse par fatigue : les mouvements d’aller-retour entre l’embase et les parois de cette Mogema M55-90 ont eu raison des fines branches qui relient l’embase aux parois. On constate que l’embase n’est pas arrachée comme ça aurait pu être le cas si la limite de rupture avait été dépassée)

La rigidité : la rigidité d’un matériau est donnée par son module d’Young (plus le module d’Young est élevé, plus le matériau est rigide). Nous n’allons pas rentrer dans les détails, mais ce qu’il faut retenir c’est que quel que soit le type d’aluminium employé (6000 ou 7000), le module d’Young varie très peu (de l’ordre de 2%). Le type d’aluminium n’influe donc pas sur la rigidité de la platine (n’en déplaise à ceux qui affirment le contraire) ! Ces propos sont très bien illustrés par les deux platines K2 présentées dans ce comparatif : l’ancien modèle est en alu 6000, le nouveau en alu 7000, et le résultat de notre mesure de déformation est identique pour ces deux platines! Leur forme est (quasi) identique, seule la matière change. Le magnésium par contre est beaucoup moins rigide que l’aluminium (de l’ordre de 35% en moins).

Quelques mots sur le magnésium : c’est un métal qui est beaucoup plus léger que l’aluminium (densité typique = 1.7 contre 2.7 pour l’alu). Le revers de la médaille est qu’il est aussi moins ductile (plus cassant), moins résistant (limite élastique moindre) et moins rigide que l’aluminium. Donc pour faire une platine en magnésium qui soit aussi résistante qu’une platine en aluminium, il faut tout augmenter (parois et embases plus épaisses). Comme nous le verrons les seules platines en magnésium du comparatif n’ont pas vraiment respecté cette règle!

2/ Les mesures d`estrem dounill

Faire un article sur les platines de roller c’est bien, éviter de faire du blabla pseudo technique, c’est mieux! Huggy a donc passé au crible la plupart des platines du marché (ou au moins les plus connues), quatre types de mesures ont été effectuées et une note a été attribuée :

  • les dimensions (hauteur de la platine, entraxe, positionnement des embases…),
  • la rigidité d’une paroi (au niveau de la roue avant)
  • la masse (le poids)
  • la densité de l’aluminium utilisé
  • l’avis d’Huggy

 

2.1/ Les dimensions

Rien de bien particulier ici : on utilise un pied à coulisse précis au 1/50ème de mm pour faire les mesures. Les platines étant assez tarabiscotées, au final on estime les mesures précises à 0.5mm près.

2.2/ La rigidité

Autant en vitesse il est agréable voire indispensable d’avoir une platine qui ne soit pas excessivement rigide, autant en descente la rigidité des platines est un atout non négligeable dans le contrôle du freinage. Une platine rigide procure de la précision et évite l’effet “flexion / détente-aléatoire” qu’on peut avoir avec une platine molle lors du déclenchement d’un slide.
Afin d’éviter de parler dans le vide, Huggy a mis en place un système de mesure de rigidité au niveau de la roue avant des platines :


Le principe de mesure est simple :

  1. on fixe la platine sur un support rigide (utilisation de l’entraxe 165mm – lorsqu’il y a plusieurs possibilités, le centrage de référence est une Boen ST340)
  2. on mesure la distance entre l’axe avant et le support de référence
  3. on suspend un poids de 6kg à la place de l’axe avant (l’avant de la platine fléchit légèrement)
  4. on refait la mesure de distance entre l’axe avant et le support de référence

En faisant la différence entre les mesures des étapes 4 et 2, on obtient une déformation en mm. Plus la platine est rigide et plus la valeur de la déformation est faible. Dans la suite de l’article nous allons utiliser un “indice de déformation” qui est obtenu à partir de l’inverse de la déformation. Au final la valeur obtenue est une valeur entre 0 et 20. La valeur 20 est donnée à la platine la plus rigide du comparatif : la Raps Extreme!

Remarques :
- Il faut bien comprendre que cet indice sert juste à comparer les platines entre elles : il ne veut rien dire s’il est pris de manière isolée pour une platine.
- La mesure sert uniquement à dire quelles sont les platines rigides, nous ne testons pas la solidité des platines avec ce test, ce sont deux choses différentes (le poids suspendu au niveau de la roue avant est faible afin de ne jamais dépasser la limite élastique de l’aluminium employé).
- Le test n’est pas parfait car il mesure la rigidité uniquement au niveau de la 1ère roue et sur une seule paroi, or toutes les platines ne se déforment pas de la même manière au niveau des autres roues. Un test plus poussé mesurerait la rigidité sur toutes les roues et sur les 2 parois en même temps.
- La Raps Extreme qui a un indice de rigidité de 20 est *extrêmement* rigide! Les platines habituellement appréciées en descente ont généralement une rigidité comprise entre 5 & 10, ce qui est déjà très correct.
- Enfin, les mesures sont faites au pied à coulisse ; le réglet est juste là pour illustrer le principe de mesure.

2.3/ La masse

On utilise une balance de précision calibrée. La lecture s’effectue à 0.1g, ce qui est plus que suffisant. Cette précision va en revanche nous être utile pour les calculs de densité.

mesure_masse

2.4/ La densité

Encore une idée estrem dounill ! Nous sommes partis du constat que nous n’avions en fait que très peu d’informations sur les alliages utilisés pour les platines. Au mieux les constructeurs indiquent le type d’alliage utilisé (6000 ou 7000), ce qui ne donne en fait que peu d’info, au pire certains inventent des types d’alliages fantaisistes (voire mentent sur le type d’alu employé) pour cacher le fait qu’ils utilisent des alliages bas de gamme. En effet la tenue mécanique de la platine dépend fortement du type d’alliage utilisé et la mesure de densité est l’un des quelques moyens pour se faire une idée assez précise des caractéristiques mécaniques du métal utilisé.

Bon en fait qu’est-ce qu’on cherche à savoir ?

Comme nous l’avons expliqué dans la première partie de cet article, il existe deux grandes familles d’alliage d’aluminium utilisées pour la fabrication des platines de roller : la série 6000 (6061 le plus souvent) et la série 7000 (7003, 7005, 7108, 7075). Les aluminiums de la série 6000 ont une masse volumique (ou densité) qui tourne autour de 2.68kg/L (en clair : une “bouteille” d’un litre remplie d’alu 6000 va peser 2.68kg). Les alu de la série 7000 sont eux un peu plus lourds et leur densité tourne autour de 2.80. Si on arrive à mesurer la densité de l’aluminium utilisé, on peut alors déterminer (ou au moins se faire une très bonne idée) du type d’aluminium employé.

Et alors, comment on fait ?

Estrem dounill a passé ses derniers mois à travailler plus pour gagner plus et a par conséquent pu se payer une éprouvette géante. Ainsi équipé, nous avons pu mesurer le volume des platines… Le principe est simple : on remplit l’éprouvette d’eau, on note le niveau, on plonge la platine dedans, on renote le niveau et la différence entre ces deux niveaux permet d’évaluer le volume de la platine.
Si on récapitule :
-une balance de précision nous permet de peser les platines.
-l’éprouvette nous permet de déterminer le volume des platines.
-En divisant le poids (en fait la masse) par le volume, on obtient la masse volumique (la densité) des platines.

mesure_densite_diabolik

La mesure du volume :

Juste pour le fun, parce qu’on aime bien faire des choses simples, nous utilisons un flotteur sur lequel est relié une tige en métal.

  1. On remplit l’éprouvette jusqu’à la graduation 2L.
  2. On pose le flotteur sur l’eau et on mesure avec précision la hauteur de cette tige par rapport au haut de l’éprouvette.
  3. On retire le flotteur pour plonger la platine dans l’éprouvette.
  4. On pose à nouveau le flotteur sur l’eau et on mesure pour la seconde fois la hauteur de cette tige par rapport au haut de l’éprouvette.

En faisant la différence de hauteur entre l’étape 4 et l’étape 2, on obtient la différence de niveau. Moyennant une petite formule de calcul (une sorte de règle de 3 améliorée car l’éprouvette est conique), on détermine le volume d’eau déplacé en fonction de la différence de niveau entre l’étape 4 et l’étape 2.

mesure_densite_diabolik_detail_flotteur

Ecoutez chanter vos platines :

Avec un peu d’expérience, on peut arriver à se faire une idée de l’alliage utilisé en l’écoutant chanter ! Huggy vous a concocté une petite vidéo démo en comparant deux platines qui ont la même forme mais qui n’utilisent pas les mêmes aluminiums : la K2 power transfer 6.0 et la K2 straight eighty four :


Résonance aluminium 6000 vs aluminium 7000 from estrem-dounill on Vimeo.

Que constate-t-on ? La K2 power transfer 6.0 fait un bruit plutôt “mat” qui s’amortit assez vite : elle est en alu 6000. Au contraire, la K2 straight eighty four chante avec un bruit bien métallique qui met plus de temps à s’amortir : elle est en alu 7000.
Ce test fonctionne plus ou moins bien selon les platines, car bien sûr il n’y a pas que le matériau employé qui joue. Il y a aussi la forme de la platine. Avec un peu d’expérience on arrive à se faire une bonne idée du type d’alu employé : un tintement mat avec un bruit qui s’amortit vite trahira presque toujours un alu 6000.

2.5/ L`avis d’Huggy

Huggy a noté les platines selon les critères suivants : solidité, rigidité et garde au sol. Après un certain nombre d’années de pratique, ce sont les critères qui nous semblent les plus importants en descente :

  • Solidité : certaines platines ont été trop ajourées et/ou mal designées et peuvent casser à tout moment. Huggy n’aime pas se blesser à cause d’un défaut de conception du matériel et c’est donc tout naturellement qu’il a mal noté ce genre de platines. Sont entre autres évalués les liaisons entre les embases et les parois, la quantité de matière autour des axes, la solidité des embases et le type de matériau employé (alu 5000, 6000, 7000, magnésium, …).
  • Hauteur sous la 2ème roue : Huggy n’aime pas patiner monté sur échasses. Autant relever l’arrière de la chaussure peut s’avérer payant pour lancer les slides plus facilement, autant avoir une hauteur trop importante au niveau de l’avant du pied fait perdre en contrôle, voire peut entrainer des “wobbles” (patin qui rentre en oscillation). Ce paramètre est beaucoup plus sensible qu’il n’y parait.
  • Rigidité : même si il est possible de descendre avec une platine toute molle, il est beaucoup plus facile de lancer des slides avec une platine rigide (on évite l’effet “ressort” de la platine lors des freinages).

Contrairement à ce qui se passe en vitesse, le poids n’est pas vraiment un critère primordial en descente. La communauté des descendeurs n’est pas forcément d’accord avec nous sur ce point, mais même si on admet volontiers qu’il est toujours plus agréable d’avoir une platine légère aux pieds qu’une enclume, Huggy pense que le poids des platine influe peu sur les résultats en descente. En effet, les relances ne surviennent que sur une courte durée et, qui plus est, les descentes sont généralement assez courtes (2 à 4 minutes). Une différence de quelques dizaines de grammes entre les différentes platines n’influera que de manière marginale sur les résultats (et sinon personne ne descendrait en Mogema ;-))

Remarque importante : tous ces critères sont assez spécifiques à la descente, c’est en partie pour cette raison que des platines qui sont parfois très appréciées en vitesse obtiennent une note très moyenne dans nos tests.

Les notes d’Huggy vont de 0 à 5 ; si on voulait être un peu plus précis sur la notation, voici ce qu’on dirait :

  • 5/5 : c’est le nec plus ultra pour la descente. On est proche de la perfection ; si vous trouvez un des modèles qui a la note maximale, vous pouvez l’acheter les yeux fermés.
  • 4/5 : platine, bien adaptée à la descente ; elle n’a pas reçu la note maximale parce qu’il y a un petit quelque chose qui n’est pas parfait.
  • 3/5 : la platine est OK pour la descente, mais ce n’est pas ce qui se fait de mieux (au moins un des points évoqué ci dessus n’est pas au top, …).
  • 2/5 : si vraiment vous ne trouvez rien d’autre, ca pourra éventuellement faire l’affaire quelque temps.
  • 1/5 : achetez la si vous aimez rouler avec du matériel inadapté / si vous avez le gout du risque inutile (généralement ce sont des platines fragiles).
  • 0/5 : à éviter absolument (en général les platines qui sont aussi mal notées le sont parce qu’elles sont très mal conçues et/ou qu’elles cassent).

Le pourquoi du comment sur les notes d’Huggy est détaillé pour chaque platine dans la seconde partie de l’article.

3/ Les caractéristiques techniques des platines

Toues les platines du tableau sont présentées dans le détail dans la seconde partie de l’article.

3.1/ Hauteur, poids et rigidité

Classement par hauteur de l’embase avant (dimension Ha : plus c’est faible, plus la platine est basse et mieux c’est)


(En jaune : platines 84mm / en rouge : platines 90mm / en bleu : autres platines)

Championne toutes catégories : la Boen basse 5x84mm (mais c’est au prix d’un entraxe 150mm et d’une 2ème roue qui dépasse au dessus de la platine). En 84mm, la platine Estrem Dounill et les platines K2 sortent du lot ; un mauvais point pour la monoframe, les Powerslide Venom et Mag 5, ainsi que pour la Viper Power 845 qui sont vraiment beaucoup trop hautes. En 90mm la platine Estrem Dounill se différencie là encore, mais c’est au prix d’une deuxième roue qui dépasse au dessus de la platine. Un mauvais point concernant la hauteur de la PC Vane, de la Fly et tout particulièrement de la Seba qui est la plus haute de tout le comparatif.

Comparaison de la rigidité embase / paroi avant (plus c’est élevé, plus c’est rigide et précis)


(En jaune : platines 84mm / en rouge : platines 90mm / en bleu : autres platines)

La Raps Extreme sort de l’ordinaire puisqu’elle est au moins 2x plus rigide que n’importe quelle autre platine du comparatif ! Hormis ce cas extrême, les platines qui ont une rigidité supérieure à 5 sont plus que correctes au niveau sensations et sont généralement bien appréciées en descente. On constate que la plupart des 5×90 manquent de rigidité, puisqu’à part la Seba et la Venom (et bien sûr la platine Estrem Dounill), toutes les autres platines ont une rigidité assez faible.

Comparaison de la masse


(En jaune : platines 84mm / en rouge : platines 90mm / en bleu : autres platines)

Même si les avis peuvent diverger à ce sujet, Huggy pense que la masse de la platine n’est pas critique en descente. Ce graphique est tout de même intéressant car il montre que globalement “il n’y a pas de miracles !” : les platines les plus rigides et les mieux adaptées à la descente sont aussi les platines les plus lourdes … Il y a quand même quelques exceptions notables : la Boen XR340 et les K2 alu sont très légères et pourtant très rigides et très solides.

3.2/ Le tableau des caractéristiques

 
Marque Modèle
(configuration)
Note Huggy (/5) Poids (g) Rigidité (indice / 20)* Hauteur
Ha / Hr
Distance Pa (mm) Largeur embase
La / Lr
Entraxe E Masse volumique mesurée – Matière
(matière annoncée “internet”)
Raps Extreme
(5×84)
5/5 315.8g 20 47mm / 11mm 116mm 35mm / 27mm 130 – 200mm 2.77kg/L – alu 7000
(?)
- ED 365 R
(5×84 & 5×90) **
5/5 351g 10 43mm / 13mm 123mm 49mm / 49mm 165mm & 195mm 2.81kg/L – alu 7000
(7075)
Rossignol Descender
(5×84)
3.5/5 311.4g 10 48.5mm / 11mm 108mm 34mm / 38mm 135mm – 195mm 2.66kg/L – alu 6000
(?)
K2 Power transfer 6.0
(5×84)
4/5 205.1g 8.3 44.5mm / 11mm 110mm 29mm / 33mm 150 – 165mm 2.69kg/L – alu 6000
(6000)
Raps Explorer
(5×84)
3.5/5 226.9g 8.3 47.5mm / 11mm 100mm 35mm / 25mm 150 – 180mm 2.70kg/L – alu 6000
(?)
K2 Straight eighty four
(5×84)
4/5 206.2g 8 44.5mm / 11mm 110mm 29mm / 33mm 150 – 165mm 2.77kg/L – alu 7000
(7000)
Powerslide Vision 13.33″ 84
(5×84)
0/5 221g 7.1 47.5mm / 11.5mm 106mm 33.5mm / 34mm 165mm 2.65kg/L – 6000
(?)
Powerslide Vision II 13.33″ 84
(5×84)
0/5 226g 7.1 47.5mm / 11.5mm 106mm 33.5mm / 34mm 165mm 2.71kg/L – 6000
(7000)
Powerslide Venom 14.3
(5×90)
4/5 262g 6.7 49.5mm / 11mm 117mm 33.5mm / 34mm 165mm 2.70kg/L – alu 6000
(alu 7000)
Seba Downhill
(5×90)
4/5 325.9g 6.7 54mm / 10mm 117mm 39mm / 44mm 150 – 195mm 2.69kg/L – alu 6000
(6000 & 7000)
Arco 84 straight
(5×84)
1/5 193g 6.7 48mm / 10.5mm 108mm 32mm 150-165mm 2.76 – alu 7000
(6061)
Maple Diamond 13.33″ speedrame
(5×84)
4.5/5 234.8g 6.3 47mm / 10mm 110mm 35.5mm / 26.5mm 135 – 195mm 2.78kg/L – alu 7000
(7020 T6)
Powerslide Venom 13.3
(5×84)
3/5 230g 6.3 49mm / 11mm 105mm 33mm / 34mm 165mm & 195mm 2.69 – 6000
(7000)
Rexton Flash 5
(5×84)
3/5 222g 6.1 48mm / 11mm 106mm 34.5mm 135mm – 195mm* 2.77 – 7000
(7003 T6)
Verducci Shockwave 84
(5×84)
2/5 224g 5.9 47mm / 11mm 107mm 32.5mm / 33.5mm 135 – 195mm 2.70kg/L – alu 6000
(?)
Rollerblade Top Fuel 84
(5×84)
3.5/5 252.5g 5.9 48.5mm / 11mm 107mm 31mm / 34mm 168 & 190mm 2.67kg/L – alu 6000
(?)
Salomon S.LAB RacingArch
(5×84)
3/5 222g 5.9 46mm / 11mm 106mm 31.5mm / 36mm 135mm – 195mm* 2.68 – 6000
(7000)
Salomon S.LAB “Team Edition”
(5×84)
3.5/5 220g 5.7 46mm / 11mm 113mm 33.5mm / 36mm 135mm – 195mm* 2.77 – 7000
(7000)
Fila Matrix Racing 84
(5×84)
3.5/5 210.9g 5.5 47mm / 11mm 113mm 32.5mm / 34mm 130 – 215mm 2.78kg/L – alu 7000
(7000)
Maple Diamond 84
(5×84)
5/5 240.1g 5.3 46.5mm / 10mm 110mm 35mm / 26mm 135 – 195mm* 2.79kg/L – alu 7000
(7020 T6)
Mogema M55 84 RR 2 / M55 World Champion
(5×84)
4/5 253.8g 5.25 47mm / 11mm 108mm 32mm / 30mm 150 – 180mm 2.67kg/L – alu 6000
(WT-3)
Ultimate Rush 13.5
(5×84)
3.5/5 240g 5.1 46mm / 11mm 106mm 30mm 135mm – 195mm* 2.77 – 7000
(?)
Boen XR340
(5×84 basse)
4/5 197.0g 5 39.5mm / 11.5mm 118mm 32.5mm 150mm 2.79kg/L – alu 7000
(7108 T6)
Powerslide Mag 9 v2
(5×90)
1/5 183g 4.8 45.5mm / 11.5mm 122mm 29.5mm 165mm 1.78kg/L – alliage magnésium
(magnésium)
Salomon Tension Force 84
(5×84)
2.5/5 217.4g 4.8 47mm / 10mm 112mm 32mm / 36mm 135 – 195mm* 2.70kg/L – alu 6000
(?)
Rexton Concorde
(5×84)
1/5 175.5g 4.8 47.5mm / 10.5mm 104mm 36.5mm / 35mm 145 – 175mm* & 165 – 195mm* 2.81kg/L – alu 7000
(7003 T6)
Mariani 5×84
(5×84)
3.5/5 259.9g 4.65 47mm / 10mm 107mm 36mm / 27mm 135 – 195mm* 2.80kg/L – alu 7000
(?)
Mogema M55 84
(5×84)
3.5/5 234.3g 4.65 46mm / 11mm 107mm 35mm / 30mm 150 – 180mm 2.68kg/L – alu 6000
(6061)
Verducci (XR)
(5×84)
4.5/5 280.9g 4.5 47mm / 11mm 117mm 33mm / 34mm 135 – 195mm 2.71kg/L – alu 6000
(?)
Belotti Eigthyfour
(5×84)
3/5 199.1g 4.5 46mm / 11mm 110mm 32mm 150 – 180mm* 2.82kg/L – alu 7000
(7108)
Powerslide Vision Armageddon
(4×100 + 1×90)
0/5 265g 4.4 51mm / 11mm 132mm 34mm 165mm ? – ?
(7000)
Maple Diamond 90
(5×90)
4.5/5 249.2g 4.35 47mm / 10mm 120mm 35mm / 26mm 165mm 2.82kg/L – alu 7000
(7020 T6)
Rollerblade (Mogema) Lightning 84
(5×84)
2/5 272.3g 4.35 46.5mm / 11mm 105mm 35mm / 30mm 165 & 190mm 2.68kg/L – alu 6000
(6061)
Mogema M55-90
(5×90)
2/5 265.4g 4.2 45.5mm / 11.5mm 121mm 32mm / 30.5mm 165mm 2.70kg/L – alu 6000
(WT-3)
Mogema XT-90
(5×90)
2/5 269.6g 4.2 45.5mm / 11.5mm 121mm 32mm / 30.5mm 165mm 2.69kg/L – alu 6000
(6061)
Diabolik 5×84 + 4×110
(5×84)
2/5 222g 4.2 50mm / 10mm 106mm 33mm 195mm – 3 points 2.67 – 6000
(?)
Boen ST340
(5×84)
3/5 202.0g 4.2 47mm / 11.5mm 105mm 32.5mm 135 – 165mm 2.78kg/L – alu 7000
(7108)
Rollerblade Fly
(5×90)
3/5 247.1g 4 52mm / 11mm 115mm 36.5mm / 36mm 165 & 190mm 2.81kg/L – alu 7000
(7000)
Rollerblade (Mogema) Roadrunner
(5×84)
1/5 242g 4 46.5mm / 11mm 105mm 35mm / 30mm 150 – 180mm* 2.67kg/L – alu 6000
(6061)
Powerslide Mag 5
(5×84)
0/5 165.6g 3.9 49.5mm / 11.5mm 108mm 25mm / 26mm 150 – 180mm 1.78kg/L – alliage magnésium
(magnésium)
Boen ST365
(5×90)
2/5 227.4g 3.85 47.5mm / 11mm 118mm 32.5mm 150 – 165mm 2.78kg/L – alu 7000
(7108)
Salomon Tension Force 5W
(5×84)
3.5/5 216.0g 3.85 46.5mm / 11mm 114mm 32mm / 33mm 135 – 195mm* 2.70kg/L – alu 6000
(6005 T5)
Viper Power 845
(5×84)
3/5 204g 3.8 49mm / 10.5mm 108mm 35mm 150 – 195mm 2.82kg/L – alu 7000
(7003)
Monoframe 584 race
(5×84)
2/5 260g avec axes (voir texte) 3.8 52.5mm / 11mm 112mm 39mm 150 – 180mm 2.80kg/L – alu 7000
(7075)
Bont Sniper 84
(5×84)
2.5/5 212g 3.7 46.5mm / 11mm 105mm 38mm max 165mm 2.77kg/L – alu 7000
(7003 T5)
Salomon Tension Force /5
(5×84)
2/5 209.0g 3.6 46mm / 11mm 106mm 32mm 135 – 180mm 2.66kg/L – alu 6000
(6005 T5)
Powerslide Mag 9 v1
(5×90)
0/5 179g 3.45 49.5mm / 11.5mm 122mm 25mm / 26mm 165mm 1.78kg/L – alliage magnésium
(magnésium)
Lite 7K+
(5×84)
2/5 202g 3.45 47mm / 11mm 104mm 36mm 165mm 2.71 – 6000
(7000)
Zandstra Power Arch
(5×80 longue)
3/5 269.5g 3.45 47mm / 11mm 107mm 31mm / 34mm 135 – 195mm* 2.69kg/L – alu 6000
(7000)
Bont Sniper 88
(5×88)
2/5 229g 3.2 48mm / 10.5mm 113mm 38mm max 165mm 2.76kg/L – alu 7000
(7003 T5)
Viper 845 pro
(5×84)
1/5 159.6g 2.95 46mm / 11mm 108mm 34mm 150 – 165mm 2.77kg/L – alu 7000
(7N01 T6)
K2 Extreme Workout
(5×84)
3/5 289g 2.8 48mm / 11mm 112mm 28mm 150 – 180mm 1.80kg/L – carbone
(fibre de verre ?)
Ultimate Ego 13.5″
(5×84)
1.5/5 268g 2.7 45.5mm / 11mm 108mm 32mm 135mm – 195mm* 2.78 – 7000
(?)
Diabolik 5×90 vitesse
(5×90)
3/5 236.6g 2.4 45.5mm / 10mm 120mm 32mm 165mm 2.81kg/L – alu 7000
(7075)
Roces T500
(5×84)
2.5/5 210.0g 2.3 47.5mm / 10mm 112mm 38mm / 34.5mm 150 – 180mm 2.69kg/L – alu 6000
(?)
PC-Vane Truespeed 90mm
(5×90)
0.5/5 265.5g 2.1 51.5mm / 10mm 122mm 35mm / 24mm 150mm – 210mm 2.79 – alu 7000
(7075)
BJ Concept 4×100 + 1×90
(4×100 + 1×90)
1/5 318.6g 2.1 50mm / 5mm 133mm 34mm 165mm 2.67 – alu 5000
(?)
Viking 84mm
(5×84)
1.5/5 239g 2.1 48mm / 10mm 105mm 33mm / 32mm 135mm – 195mm* 2.69 – 6000
(6061 T6)
Crazy Creek 5×84
(5×84)
1.5/5 238g 1.7 48mm / 12mm 106mm 36mm 165mm 2.71 – 6000
(?)
Powerslide Spirit
(5×84)
0.5/5 223g 1.5 47mm / 11mm 108mm 32.5mm / 34mm 136mm – 195mm* 2.68 – 6000
(6061)
Zandstra 7000 84
(5×84)
1/5 251g 1.45 47mm / 11mm 112mm 32.5mm / 34mm 135 – 195mm* 2.70kg/L – alu 6000
(7000)
K2 Power transfer 5.0
(4×84)
4.5/5 193g 10 45mm / 11mm 87mm 29.5mm / 33mm 150 – 180mm 2.67kg/L – alu 6000
(?)
Salomon 320DH
(4×84*)
4.5/5 240g 5.5 40mm / 0mm 86mm 41mm 165mm 2.69kg/L – alu 6000
(?)
Cado Motus (ex Mogema) PRO Downhill
(6×84)
4.5/5 360g 10 44mm / 11mm ? 150mm 32mm / 30.5mm 165mm & 195mm ? – ?
(WT-3)

* = voir le détail dans la seconde partie de l’article.
** = la platine Estrem Dounill est présentée dans un article à part.

tableau_comparatif_platines_5_roues_downhill.pdf (format PDF)

Partie II :

Accéder à la suite de l’article

 


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