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quelles coques pour le roller de descente – partie 3

 Publié par le 16 décembre 2013 à 20 h 21 min  Commenter
 

Troisième et dernière partie de l’article sur les coques : ici Huggy teste en détail un certain nombre de modèles courants en descente …


Note préliminaire : la quasi totalité des coques présentées dans cet article n’ont pas été conçues pour une utilisation ‘descente’. Cette pratique imposant des contraintes bien spécifiques au matériel (entre autre rigidité et solidité), certaines coques pourtant réputées peuvent se révéler totalement inadaptées et donc être mal notées par Huggy.

5/ Les coques testées

Remarque importante : les termes et les mesures employés ici sont définis en page 1 de l’article. Huggy vous invite donc à commencer par lire la page 1 de cet article pour comprendre la signification des différentes mesures données ici.

5.1/ Powerslide

Powerslide Metro

Présentation :

Sortis en 2010, les Metro(polis) de Powerslide sont des patins de freeskate économique puisqu’ils sont vendus seulement 150€. Powerslide a sorti ce modèle à un prix plancher afin de concurrencer les Seba FR. Huggy a été habitué à voir tout et n’importe quoi de la part de Powerslide (cf l’article sur les platines) et il ne savait pas à quoi s’attendre avant de faire ce test ; on va voir si ce modèle tient ses promesses face à la concurrence.
En 2014 les Metro sont toujours au catalogue de Powerslide, mais plus vraiment distribués dans les shops, ils sont remplacés par le modèle “Impérial” qui reste dans le même état d’esprit, mais qui est malheureusement un peu plus cher et un peu moins bien pour la descente (utilisation de boucles fragiles style “vitesse” au niveau du cou de pied).

Caractéristiques générales :
  • Marque : Powerslide (Allemagne – fabrication en Chine)
  • Modèle : Metro (Metropolis)
  • Masse (taille 25.5cm) : 905g (estimation) – 870g (taille 24.5cm)
  • Hauteur avant / arrière : 12.8mm / 17.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 3.6° / 1.9°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 2.6 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -5°
  • Hauteur articulation interne / externe : 70mm / 74mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 140mm / 162mm
  • Rareté : rollers trouvables en neuf comme en occasion, en fin de vie, mais toujours au catalogue de powerslide
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 150€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.3

Conception mécanique & mesures :

Les prix sont tirés vers le bas au maximum pour ce patin ; pour autant la qualité de fabrication est meilleure que ce qui se fait chez pas mal de concurrents. Le plastique est épais et bien moulé ; Huggy manque un peu de recul pour dire si ces coques sont vraiment solides, mais on peut déjà dire que la coque n’a pas spécialement de points faibles visibles : il y a des renforts aux bons endroits, le surmoulage des embases semble correctement réalisé avec des plaques métalliques qui occupent toute la largeur de la coque, les boucles sont partiellement métalliques, …. Huggy a vu une fois une coque de Metro fendue et a entendu parler de plaques qui s’arrache, mais ne tirons surtout pas de conclusions hatives, ce sont des cas isolés et on ne sait pas comment ils sont survenus.

Là où c’est un peu moins bon c’est au niveau de la conception mécanique : Powerslide nous a un peu habitué à faire n’importe quoi au niveau conception (cf l’article sur les platines avec les Powerslide Vision / Mag / Armaggeddon), et il faut croire qu’ils n’ont toujours pas embauché des personnes vraiment compétentes en mécanique pour concevoir leurs patins. Il n’y a rien de catastrophique, mais il y a plusieurs problèmes qui auraient pu être réglés très simplement :

  • Parlons des articulation de spoiler : elles sont réalisées par un système vis + écrou griffe, et pour faire court, la facon dont c’est concu fait que les vis de spoiler vont toujours finir par se dévisser ! (il y a le même problème chez le concurrent direct) En fait l’écrou griffe qui est à l’intérieur de la coque n’est pas assez long (voir la photo), du coup, la vis se bloque contre le spoiler au lieu de se bloquer contre l’écrou griffe. Comme cette vis frotte contre le spoiler, elle est entrainée en rotation par ce dernier à chaque mouvement de patinage et il arrive ce qui doit arriver : elle se dévisse à plus ou moins long terme (d’ailleurs une vis de spoiler est manquante sur un des patins d’Huggy). Bon point pour Powerslide en revanche : contrairement à la concurrence, Powerslide utilise exclusivement des vis métriques normales (M8 pour le spoiler), donc si vous perdez une vis, vous pouvez aller dans n’importe quel magasin de bricolage et acheter ces vis pour vous dépanner.
  • Les vis qui maintiennent les boucles ont aussi la facheuse tendance à se faire la malle. C’est particulièrement vrai pour celles de la boucle de cou de pied, en fait le problème est le même que pour les vis de spoiler : il y a friction entre la boucle de cou de pied et les vis, or cette boucle de cou de pied bouge légèrement d’avant en arrière quand on patine et quand on chausse, du coup ca dévisse les vis … Sur le patin d’Huggy, il y a également une vis qui manque pour les boucles !
  • Les embases intègrent un système de réglage d’avant en arrière plutot bien pensé. L’idée était bien sur de copier le système des plaques de Seba, mais sans vraiment faire pareil. Huggy préfère le système de Powerslide pour deux raisons : déjà Powerslide a utilisé des vis standards M6, donc on peut fixer toutes les platines du marché, y compris celles qui ont des petits trous oblongs et on n’a pas besoin d’acheter des vis US. Ensuite le réglage longitudinal se fait sans “saut” entre les différentes position, alors que sur les Seba il y a un saut d’1.5cm entre chaque trou, ce qui empêche de fixer des platines qui ne respectent pas tout à fait l’entraxe 165mm (platines Rossignol Descender par exemple). Par contre le système Powerslide ne permet pas de réglage latéral, mais ce n’est pas bien gênant car 99% des platines ont justement des trous oblongs pour permettre ce réglage latéral. Très mauvais point pour Powerslide en revanche concernant la plage de réglage : on ne peut pas fixer des platines en entraxe 195mm (entraxe de toutes les platines de vitesse actuelles), il manque un petit 5mm !! Qu’est ce que les concepteurs de chez Powerslide ont bien pu fumer pour ne pas penser à ca quand ils ont concu le Metro ? Dernière remarque concernant ces embases : les écrous en T utilisés sont en acier non traité (ou mal traité), du coup ils rouillent et si vous roulez souvent sous la pluie, il est probable que vous ne puissiez plus dévisser les platines à terme
  • Sur la coque d’Huggy qui est en petite pointure il y a visiblement eu une erreur de calcul, puisque les leviers des boucles de cou de pied touchent le spoiler quand elles sont fermées, et sur le patin gauche on ne peut même pas verrouiller cette boucle tellement c’est proche !

L’ensemble des vis sont protégées par des morceaux de sparadrap afin d’éviter de trouer le chausson (voir la photo) … c’est simple, c’est pas forcément efficace à 100%, mais ca a le mérite d’exister alors que la plupart des concurrents n’ont même pas pris la peine de protéger les vis sur des modèles parfois vendus 3x plus cher !

Le chausson de marque Sifika est d’excellent facture, très résistant et plutot confortable. La coque intègre une talonnette en élastomère et le même genre de pièce à l’avant ; en plus de ca, une plaque en plastique est posée sur le fond de la coque ; autant dire qu’on ne sent absolument aucune aspérité de la coque quand on met le pied dans le chausson !

Le maintien du pied se fait par 2 boucles avec levier en métal + des lacets. Les lacets sont probablement les pires qu’Huggy ait jamais eu entre les mains : ils sont certes cylindriques, mais dans une matière à mi-chemin entre de la mousse et du caoutchouc qui empeche totalement le lacet de coulisser correctement dans les passants. En plus de ca, la coque est relativement rigide, donc les lacets n’ont quasiment aucun effet sur le serrage ; ils servent juste à perdre du temps …
Heureusement, Powerslide se rattrape avec les boucles : elles sont massives, utilisent un levier en métal avec un mécanisme pour que la boucle ne s’ouvre pas toute seule (bouton à l’extrémité, voir la photo) et le système de verrouillage est protégé par deux montants en métal, ce qui fait que même en cas de chute dessus, il y a normalement peu de chances qu’il casse. Ca ne vaut pas les boucles à mémoire des Rollerblade “E”, mais c’est quand même mieux que les boucles type vitesse qui sont maintenant montées par la plupart des fabricants ! Malheureusement, sur son nouveau modèle “Impérial”, Powerslide a cédé aux sirènes de la mode et a mis les fragiles boucles type vitesse au niveau du cou de pied …
A noter que Powerslide a un modèle tout terrain (confidentiel) basé sur la coque des Metro et qui utilise 3 boucles ! (voir la page 2 de l’article). Ce modèle est malheureusement à peu près introuvable …

Au niveau des mesures, le bilan est mitigé : si le maintien latéral est plutot bon et la flexion avant-arrière correcte, le spoiler des Metro manque de souplesse et accompagne très mal la jambe (seulement 3° d’inclinaison pour une jambe inclinée à 20°). Les mesures de flexion restent correctes car le spoiler ne monte pas très haut, du coup il n’entrave pas les mouvements de la jambe, mais on sent quand même un peu une barre quand on patine avec ces patins et ce sont loin d’être les meilleurs à ce niveau là. Accessoirement, l’épaisseur de la coque est trop importante à l’avant (environ 1.3cm, il y a pire, mais c’est trop quand même).

Avec 905g sur la balance, ces patins sont dans la moyenne (ne perdons pas de vue qu’ils n’ont que deux boucles). A noter que la mesure est effectuée sans la visserie de fixation des platines comme d’habitude, donc sans les écrous en T ; en rajoutant ces écrous en T, la coque prend 20g. Enfin, notez également que la talonnette arrière est particulièrement lourde, puisqu’à elle toute seule elle pèse 60g !

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Powerslide en page 2 de l’article. Le nom du modèle “Metro” est inscrit à l’arrière du spoiler et le coté du patin porte l’inscription Powerslide FSK. A noter que le Powerslide Metro est maintenant (2014) plus ou moins arrêté et son remplacant est le Powerslide Imperial.

Les Metro taillent juste, il faut donc prendre la pointure en cm qui correspond à la longueur de votre pied quand vous les achetez. Huggy ignore combien de pointures sont faites avec une seule coque ; il a simplement constaté que le fond de la coque donne une plage de pointure qui semble être au format US (voir la photo : “5-6″)
La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder l’étiquette cousue dans la languette du chausson. Si cette étiquette n’est plus lisible, il faut retirer le chausson et regarder les chiffres inscrits sur le fond de la coque, puis utiliser la table de correspondance donnée en page 2 de l’article, mais la conversion n’est pas garantie pour la raison expliquée ci-dessus.

 

Powerslide Metro : l’avis d’Huggy en résumé :

Les Powerslide Metro sont des concurrents directs des Seba FR1 / FR2 et ils n’ont pas à rougir face à ces derniers, d’autant plus qu’ils sont beaucoup moins chers et globalement de meilleure qualité. Tout comme les FR, le principal avantage de ces patins réside dans le fait qu’ils sont trouvables dans la plupart des magasins et qu’il n’y a pas besoin de s’embêter pour faire un montage descente vu que les plaques sont déjà intégrées : il suffit d’acheter le patin, démonter la platine d’origine et mettre une platine 5 roues à la place ! Il faudra penser à rajouter des Slider sur les cotés si vous ne voulez pas trouer la coque en slidant aussi. Si on s’intéresse aux qualités du patin pour la descente, on peut dire que la coque n’est pas mauvaise, mais elle n’a rien d’exceptionnel non plus : le spoiler est plutot rigide, mais il ne monte pas très haut et accompagne mal la jambe, on sent une barre au niveau du tibia et il est difficile de patiner efficacement avec. Huggy lui préfère largement les anciennes coques de chez Rollerblade par exemple, qui sont bien plus homogènes au niveau du spoiler.

notes_powerslide_metro

  • Mesures mécaniques : 3.0
  • Masse : 2.4
  • Conception mécanique : 2
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 3.5
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.3
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Système de fixation des platines bien pensé avec un réglage longitudinal
+ Excellent rapport qualité / prix
+ Boucles plutot costauds
+ Chausson Sifika d’excellente qualité, à ce prix, c’est rare !

- Pas de sliders pour protéger la coque sur les cotés

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 2.5/5

- articulations de spoiler mal concues (les vis se dévissent)
- toutes les vis des boucles se dévissent
- lacets très mal concus (ne coulissent pas)
- montage des platines en entraxe 195mm pas prévu, alors qu’il ne manque de 5mm pour que ce soit possible
- la boucle de cou de pied touche le spoiler et sur l’un des patins on ne peut même pas la fermer complètement
- écrous en T de fixation de la platine non traités contre la corrosion.

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- boucle de cou de pied pas assez protégée

 

5.2/ Roces

Roces SKT100

Présentation :

Ces coques sont sorties en 2005 et ne sont plus produites à l’heure actuelle.Elles ont été remplacées par les “ASP100″ puis par les “Metropolis” ; les deux remplacants sont très similaires aux SKT100 et les commentaires d’Huggy restent donc globalement valables pour les nouveaux modèles. A noter que les SKT100 sont fabriqués en Italie, mais ce n’est à priori plus le cas sur les nouveaux car le “Made In Italy” a disparu, cf les photos du test de Rollerenligne.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Roces (Italie)
  • Modèle : SKT100
  • Masse (taille 25.5cm) : 835g (estimation) – 870g (taille 26.5cm)
  • Hauteur avant / arrière : 13.6mm / 13.5mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 3.4° / 2.4°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.5 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière :
  • Hauteur articulation interne / externe : 91mm / 85mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 168mm / 193mm
  • Rareté : rollers assez rares, mais les nouveaux modèles – très similaires – sont toujours fabriqués
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 270€ (230€ pour le Metropolis)
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.5

Conception mécanique & mesures :

Les coques sont estampillées “Made in Italy”, et disons le tout de suite, la qualité de fabrication est excellente, on est au niveau des Rollerblade fabriqués dans les années 2000 ; si cette qualité a été conservée sur les derniers modèle de Roces qui ne sont plus fabriqués en Italie (le Metropolis – qui rappelons le est très similaire au SKT100), alors Roces a incontestablement la meilleure qualité de fabrication en 2014. La qualité des moulages est irréprochable, les ajustements sont parfaits, le plastique semble de bonne qualité et il est assez rigide.
Ces coques sont assez originales puisqu’elles intègrent des cales de renfort sous les embases en standard, afin de rigidifier la semelle. Si ca part d’une bonne intention et que c’est relativement efficace, la réalisation est quand même perfectible, en effet, les écrous de fixation des platines sont prisonniers de ces cales et ne prennent pas du tout la coque en sandwich. En d’autre termes, les platines ne sont attachées qu’aux cales, cales qui sont elles mêmes fixées à la coque par des petits rivets (4 à l’arrière et 6 à l’avant, voir photo). Si vous êtes un peu bourrin, il est probable que vous arriviez à arracher ces rivets, surtout qu’il n’y en a que 4 à l’arrière alors que c’est là qu’il en faudrait le plus. Bref, il y a clairement une erreur de conception à ce niveau là et Roces aurait du prévoir des écrous de fixation des platines qui prennent en sandwich les cales ET la coque  (et pas que les cales). Autre remarque concernant la fixation de la platine : il n’y a qu’un seul écrou et donc on ne peut pas choisir la position avant-arrière de la platine. Heureusement, ces problèmes sont facilement contournables en repercant les cales et en utilisant un écrou en T Salomon par exemple (et c’est d’autant plus aisé que la coque a de multiples trous oblongs longitudinaux au fond).
Les articulations de spoiler sont bien concues, avec de larges rivets et des rondelles de renfort. Il en va de même pour les rivets de fixation des boucles et des lacets. Le spoiler intègre une large excroissance qui permet de protéger la boucle du haut, et le système de verrouillage de cette boucle est carrément encastré dans ce spoiler, c’est très bien vu.

Le chausson est plutot confortable, et semble assez bien concu puisqu’il intègre des renforts au niveau du talon et qu’il utilise différents matériaux en fonction des zones de frottement.

Le maintien du pied se fait par 2 boucles + des lacets. Huggy n’est pas fan des lacets, surtout en descente, car ca procure un serrage inefficace au possible ; mais ceux des Roces ne sont pas si mal : les passant sont bien étudiés et les lacets sont ronds, du coup ils arrivent quand même à coulisser et à serrer un peu (on est loin des lacets des Salomon, mais on est bien meilleur que toutes les autres coques à lacets testées ici). Les deux boucles sont très inégales : celle du spoiler est d’excellente qualité, on est au niveau de ce qui se faisait sur les Rollerblade des années 2000, la boucle est à mémoire, avec un système unique de levier en métal qui vient attraper la boucle (voir les photos) et un système de verrouillage entièrement encastré dans le spoiler, donc quasiment indestructible. Bref, pour la boucle de spoiler, c’est parfait, rien à redire. En revanche, pour la boucle de cou de pied, on a un peu l’impression que Roces n’avait plus les sous pour mettre une boucle de qualité et il s’est rabattu sur un modèle tout plastique … c’est boucle n’est pas mauvaise en soi, et la crémaillère est protégée quand la boucle est serrée (voir photo), ceci dit, Huggy ne donne pas cher de cette boucle tout en plastique en cas de chute. C’est bien dommage car le système de serrage aurait été nettement au dessus de tout ce qui se fait en 2014 sinon.

Au niveau des mesures, le bilan est assez mitigé, la faute à une flexion avant-arrière pas terrible (le spoiler manque de flexion) et à une hauteur avant trop élevée (explicable par le fait que les cales sont déjà intégrées). La rigidité latérale est en revanche assez bonne, en partie grace au spoiler qui monte assez haut. Accessoirement ce spoiler accompagne bien la jambe.

Avec 835g cales comprises, la masse des Roces est plutot correcte puisqu’elle se situe dans la moyenne basse de ce comparatif.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Roces en page 2 de l’article et vous invite à vous y reporter pour reconnaitre les modèles. Sur les rollers d’Huggy, le modèle n’est même pas écrit, donc pas facile de le reconnaitre avec certitude.

Les Roces semblent tailler juste, voire un tout petit peu grand. La taille est gravée à priori en pointure UK (ou peut être US) dans la coque, sur le fond et sur le coté (voir la photo). La table de correspondance de Roces est donnée en page 2 de l’article. Huggy n’a trouvé aucune autre indication de pointure pour ces coques !

 

Roces SKT100 : l’avis d’Huggy en résumé :

Les Roces SKT100 sont des coques de qualité et si cette qualité n’a pas baissé avec les nouveaux modèles de Roces, c’est très certainement les coques les mieux finies en 2014. Au niveau utilisation en descente, on apprécie beaucoup les cales intégrées dès l’origine, mais il faudra adapter le montage de la platine en utilisant des écrous Salomon si on ne veut pas se retrouver avec des cales arrachées (voir texte ci dessus). Le système de serrage est assez disparate, avec une boucle de spoiler de conception irréprochable et une boucle de cou de pied tout en plastique qui risque de ne pas tenir longtemps. Le maintien est bon, le spoiler monte assez haut et accompagne bien la jambe, plein de qualités appréciables en descente ; dommage que les rollers manquent de flexion avant-arrière. Au final ces coques peuvent s’avérer intéressantes pour la descente, à condition de refaire le système de fixation de la platine et d’être prêt à remplacer la boucle de cou de pied.

notes_roces_SKT100

  • Mesures mécaniques : 2.6
  • Masse : 3.1
  • Conception mécanique : 4.0
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 4.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.5
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Cales intégrées à la coque
+ Boucle de spoiler à mémoire et de très bonne qualité
+ Modèle très similaire (Metropolis) toujours fabriqués en 2014

- Difficiles à trouver en France

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4/5

- platines tenues uniquement par les cales et pas par la coque
- pas de réglage possible de la platine d’avant en arrière

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- boucle de cou de pied tout en plastique

 

5.3/ Rollerblade

Rollerblade Macro

Présentation :

Sorties au début des années 2000 (deux ans après la série “E”) et produits jusqu’en 2003, les Macro sont la version “low cost” des E”x” de Rollerblade. Malgré ca, les Macro n’ont pas spécialement à rougir face à des modèles bien plus chers.

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Caractéristiques générales :
  • Marque : Rollerblade (USA – Italie maintenant – fabrication en Hongrie ou en Chine)
  • Modèle : Macro (Macro, Spiritblade, Progress, Advance, Fusion et Maxxum)
  • Masse (pour taille 25.5cm) : 630g
  • Hauteur avant / arrière : 7.2mm / 12.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 5.1° / 2.5°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.1 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : 0° (voir texte)
  • Hauteur articulation interne / externe : 64mm / 67mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 147mm / 197mm
  • Rareté : rollers très courants en occasion
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 15 – 30€ (dépend des modèles)
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.9

Conception mécanique & mesures :

Le plastique des Macro est de bonne qualité et assez résistant, la semelle de la coque est optimisée au plus juste au niveau épaisseur, avec seulement 7mm à l’avant, un record ; malgré ca, elle reste relativement rigide, notamment grâce aux nervures à l’arrière. L’arrière des coque a une excroissance vers l’extérieur, excroissance qu’il faut poncer pour faire un montage descente (voir notre article sur la modification des Macro pour en faire un montage de descente) ; du coup il est impératif d’utiliser une cale de renfort au moins à l’arrière, car sinon le plastique est trop fin. Les coques ont des prises d’air en dessous de la semelle ; si c’est idéal pour aérer les pieds, ca fait également une excellente entrée d’eau quand il pleut ! Heureusement il est facile de boucher ces entrées d’air pour éviter ce désagrément.
Petit bémol concernant l’articulation de spoiler : contrairement aux Fusion, Descender, … il n’y a pas de rondelle de renfort au niveau de la coque ; du coup les articulation prennent du jeu avec le temps (le spoiler bouge de haut en bas). Autre remarque : si vous êtes taillé comme une armoire à glace, mieux vaut éviter les Macro et préférer la série E de chez Rollerblade. Huggy est arrivé à déformer une coque de Macro (embase plus perpendiculaire au spoiler à force de slider …). En résumé : le rapport qualité prix des Macro est excellent ; ces coques n’ont pas de gros point faible mécanique, mais vu leur faible cout, il ne faut pas non plus s’attendre à une coque d’exception.

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Le chausson est plus ou moins bien selon les modèles : ceux des Macro sont très fins et pas forcément super confortables ; à partir des Spiritblade ca devient meilleur. Huggy conseille de trouver au moins des Spiritblade pour avoir un peu de confort. A noter que l’avant des chaussons de Macro et des Spiritblade est élastique (élastique cousu à l’avant) ; tandis que les autres modèles ne le sont pas. Ca ne change pas grand chose, mais si le chausson est un peu court en longueur, mieux vaut privilégier le modèle avec élastique. La durée de vie du chausson est relativement faible, il se coupe au niveau du cou de pied, voir la photo (Huggy ne fait pas plus d’un an d’usage intensif avec un chausson), mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont des rollers d’entrée de gamme faciles à trouver, du coup vous pouvez retrouver un chausson en rachetant les rollers complets pour une somme dérisoire ! Les coques des Macro sont plus étroites que celles de la série ‘E’ de Rollerblade, du coup elles sont à privilégier pour les pieds plus fins.

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Le maintien du pied se fait par 3 boucles en plastique (Nylon). Ces boucles sont extrêmement bien concues ; probablement le meilleur système qui existe (dommage qu’il n’ait pas été conservé sur des modèles plus récents). Qu’est-ce qu’elles ont de si bien ? Déjà elles sont à mémoire : vous ne perdez pas les réglages en déchaussant, ni même en chutant, car le système de réglage est protégé par le levier ! Autre avantage : malgré le plastique, les boucles sont solides, et il est rare qu’elles cassent même si on chute dessus (on ne peut pas en dire autant des boucles Rossignol Distance, ou Seba) ; enfin, elles procurent un serrage puissant (à peu près au niveau des boucles 100% métal des Descender !). Attention lors du serrage par contre : si vous aimez serrer très fort, il faut bien vérifier que la crémaillère est positionnée correctement en fermant le levier, sinon on peut la plier (non destructif). Les boucles sont maintenue par un rivet + une rondelle de renfort à l’arrière ; Huggy n’a jamais constaté d’arrachement à ce niveau là.

Au niveau des mesures, le bilan est plutôt correct : la rigidité latérale n’est pas mauvaise (meilleure que des Descender ou des FR1 par exemple) ; ca manque un peu de souplesse avant-arrière, mais rien de catastrophique, surtout que le spoiler accompagne relativement bien la jambe et revient assez bien en position repos. A noter que les modèles qui ont un frein articulé (Fusion & Advance) n’ont pas de blocage de la flexion arrière du spoiler, au contraire des autres modèles de la gamme Macro où le spoiler ne peut pas fléchir vers l’arrière.
Avec 7mm d’épaisseur à l’avant (un record), ces coques sont ultra basses et c’est le modèle à choisir si vous aimez être collé au bitume. Le reperçage de la coque pour centrer la platine plus en arrière ne pose pas de soucis particulier ; simplement, comme Huggy l’a déjà précisé, il est impératif de mettre une cale en métal ou en plastique épais à l’arrière.
Le poids plume des Macro bat aussi tous les records : 630g sur la balance pour un pied de 25.5cm ! Un Rossignol Descender ou un Seba FR1 pèsent plus de 950g, soit l’équivalent de 3 roues de 84mm en plus par rapport au Macro ; la différence est énorme !

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Macro ; se référer à ce chapitre pour identifier les Macro. On rappellera simplement ici que le modèle est toujours écrit à l’arrière du spoiler et que le nom peut être “Macro”, “Macro W”, “Spiritblade”, “W Spiritblade”, “Progress”, “Progress W”, “Advance”, “Advance W”, “Fusion”, “Fusion W”, “Maxxum” ou “Maxxum W”.

Les coques des Macro taillent beaucoup trop grand ; pour choisir la bonne pointure, il faut impérativement prendre au moins 1/2 pointure en dessous, voire une pointure en dessous (on parle toujours en cm). Il y a une taille de coque par centimètre et la plus petite coque commence à 24.5cm ; chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée 25.5cm, va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson, voir la photo). En d’autres termes, si vous voyez écrit 25cm sur l’étiquette, vous pouvez en déduire que la coque fait 25.5cm (et éventuellement obtenir une pointure 25.5cm en changeant la semelle). Deux exemple pour bien comprendre le choix de la pointure : votre pied fait 25cm de long, vous allez donc chercher des paires qui sont en 24 ou 24.5cm (donc coque en 24.5cm dans les 2 cas). Deuxième exemple : votre pied fait 27.5cm, vous allez donc chercher des paires qui sont en 26.5cm ou 27cm (soit des coques en 26.5cm ou 27.5cm ; le 2ème choix étant déconseillé car trop grand). A noter que pour les Macro, le tableau de correspondance pointure en CM <-> pointure EU donné pour Rollerblade est toujours valable ; par exemple si vous voyez écrit 40.5, vous pouvez être sûr que la pointure en cm est 26.0 (et que donc la coque fait 26.5cm).
Les pointures Rollerblade Macro commencent à 24cm et finissent à 30.5cm (27.5cm pour les modèles femme). Rollerblade annoncait des pointures 23cm pour les modèles femme (donc coque en 23.5cm), mais Huggy est à peu près certain que cette coque n’a jamais existé dans cette taille.
La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder s’il y a encore l’étiquette. D’origine il y a une étiquette soit sur la platine près de la roue avant, soit sur le coté intérieur de la coque. L’étiquette donne systèmatiquement la pointure en cm (notée Mxx.x ou CMxx.x), la pointure europeenne (notée EUxx.x), la pointure US / USw (women), et parfois la pointure UK.
Si les étiquettes ne sont plus présentes, il faut retirer le chausson, tordre la partie haute de la base de la coque et regarder ce qui est marqué. Sur la photo ci dessous, il est marqué “NEWLEOPARD 245″, la pointure en cm est donc 24.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).
Enfin, si les rollers sont relativement neufs, il est possible de trouver la pointure en cm sous le chausson : ce sont les 3 derniers chiffres de la référence ; voir la photo.

 

Rollerbalde Macro : l’avis d’Huggy en résumé :

Les Macro sont des patins très homogènes : ce n’est pas une coque hors du commun, mais c’est bien pensé, suffisamment rigide et solide pour une utilisation descente, la flexion est correcte, et c’est ultra léger. Bref, un véritable patin de descente comme Huggy les aime. Accessoirement ces coques font parties des moins chères du marché et elles sont très faciles à trouver, que demander de plus ? Seuls petits bémols : il faut bricoler un peu pour adapter une platine, et la duré de vie du chausson n’est pas très élevée.

notes_rollerblade_macro

  • Mesures mécaniques : 3.6
  • Masse : 5.0
  • Conception mécanique : 4.5
  • Solidité & durée de vie : 3.5
  • Confort : 4.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.9
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Epaisseur avant très faible
+ Boucles très bien pensées
+ Bon compromis flexion / rigidité
+ Poids plume
+ Bon marché
+ Facile à trouver

- Chausson pas hyper confortable sur les modèles de base
- Initialement pas prévus pour monter une platine autre que celle d’origine
- Nécessité de poncer l’embase arrière OU de faire une cale spéciale pour fixer une platine standard

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- articulation de spoiler perfectible

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3/5

- spoiler qui prend du jeu à la longue
- chausson fragile
- déformation de la coque à la longue si vous êtes du genre “musclor”

 

Rollerblade E

Présentation :

Sorties en 1998 et produites jusqu’en 2003, ce sont les dernières coques Rollerblade estampillées “Made in Italy”. La série Ex de chez Rollerblade était plutot orientée milieu voire haut de gamme.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Rollerblade (USA – Italie maintenant – fabrication en Italie)
  • Modèle : Ex (E2, E3, E4.2, E4.3, E4.4, E4.5, E5, E6, E7 TI, E9 et E Pro)
  • Masse (pour taille 25.5cm) : 820g
  • Hauteur avant / arrière : 7.7mm / 21.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 3.9° / 2.1°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 2.4 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -4° (voir texte)
  • Hauteur articulation interne / externe : 58mm / 60mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 150mm / 206mm
  • Rareté : rollers assez courants en occasion
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 20 – 45€ (dépend des modèles)
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 4.2

Conception mécanique & mesures :

Vu de loin les Ex ressemblent aux Macro, mais à bien y regarder, c’est plus costaud et il y a une multitude de subtilités qui font que ces coques sortent du lot. Le plastique utilisé est d’excellente qualité (Huggy n’a jamais vu une seule coque de Ex casser) et Rollerblade maitrisait la bi-injection (pièces monobloc moulées avec deux plastiques différents en même temps), permettant par exemple d’associer deux plastiques aux propriétés différentes. Avec un peu moins de 8mm à l’avant, la semelle est a peine plus épaisse que celle des Macro et elle est bien rigide. Petite spécificité des Ex, l’avant remonte un peu (au niveau des doigts de pied). A l’arrière, les coque ont une excroissance qu’il faut poncer (voir la photo ci dessus et notre article sur la modification des Macro pour en faire un montage de descente) ; du coup il est impératif d’utiliser une cale de renfort au moins à l’arrière, car sinon le plastique est trop fin. Le talon intègre une talonnette en élastomère entre la coque et le chausson.
Il existe 3 types de spoiler :

  1. le plus courant utilise des ressorts de rappel qui ramène le spoiler en position verticale (E4.2 : modèle testé par Huggy, E5). A noter que les ressorts peuvent être supprimés relativement facilement.
  2. le second n’a pas de ressorts (E3, E7)
  3. le troisième utilise des ressorts, a un réglage de l’inclinaison latérale du spoiler et intègre une réhausse à l’arrière du spoiler (E4.4) ; voir le chapitre de présentation de la série E pour tous les détails.

En résumé, au niveau conception Rollerblade a fait un quasi sans faute avec son modèle Ex. Le seul bémol concerne l’articulation de spoiler qui aurait mérité un peu plus d’attention : il n’a pas de rondelle de renfort au niveau de la coque, du coup les articulation prennent du jeu avec le temps (le spoiler bouge de haut en bas).

Le chausson est de très bonne facture, y compris pour les modèles les plus bas de gamme de la série E. Ils sont plus confortables et surtout plus résistants que ceux des Macro (il n’y a pas le souci de la languette qui se coupe à la longue). Les chaussons des E4.2 sont les plus bas de gamme (à gauche sur la photo ci dessus). Les chaussons des E5, E3 & E7 ont des zones plus accueillantes pour les malléoles. Les chaussons des E4.4 (à droite sur la photo ci-dessous) sont plus hauts (pour la rehausse de spoiler) et ils sont assez hors du commun puisqu’ils ont un tressage métallique sur l’extérieur (INOX) ; ils ne sont pas près de se trouer ceux là ! Bref, rien à redire au niveau des chaussons de la série “E”. La forme de la coque est légèrement différente de celle des Macro : la série ‘E’ convient mieux aux pieds larges.

Le maintien du pied se fait par 3 boucles avec le levier en métal (aluminium). Ca aussi c’est bien vu et ca concerne tous les modèles de la série “E” (sauf les E2, mais ce modèle est anecdotique). Ces boucles sont extrêmement bien concues ; probablement le meilleur système qui existe (dommage qu’il n’ait pas été conservé sur des modèles plus récents). Qu’est-ce qu’elles ont de si bien ? Déjà elles sont à mémoire : vous ne perdez pas les réglages en déchaussant, ni même en chutant, car le système de réglage est protégé par le levier en métal ! Autre avantage : les boucles sont très solides, et il est rare qu’elles cassent meme si on chute dessus (on ne peut pas en dire autant des boucles Rossignol Distance, ou Seba) ; enfin, elles procurent un serrage puissant (à peu près au niveau des boucles 100% métal des Descender !). Attention lors du serrage par contre : si vous aimez serrer très fort, il faut bien vérifier que la crémaillère est positionnée correctement en fermant le levier, sinon on peut la plier (non destructif). Les boucles sont maintenue par un rivet + une rondelle de renfort à l’arrière ; Huggy n’a jamais constaté d’arrachement à ce niveau là.

Au niveau des mesures, le bilan est excellent : la coque a le meilleur compromis rigidité / flexion de toute la gamme testée ; la rigidité latérale est très très bonne (seuls les Seba Igor avec spoiler carbone et les High Light font mieux, mais c’est au détriment de la flexion). La flexion avant-arrière est quasiment la meilleure de tout le comparatif (seuls les Roxa font mieux), légèrement devant les Rossignol distance et les Fusion (et ce, alors même que les E4.2 testés avaient les ressorts de rappel du spoiler) ! Le spoiler accompagne relativement bien la jambe et revient assez bien en position repos. A noter que certains modèles (rares) ont un blocage de la flexion arrière du spoiler ; voir le chapitre de présentation de la gamme E pour plus de détails.

Avec un peu moins de 8mm d’épaisseur à l’avant, ces coques sont très basses. Le repercage de la coque pour centrer la platine plus en arrière ne pose pas de soucis particulier ; simplement, comme Huggy l’a déjà précisé, il est impératif de mettre une cale en métal ou en plastique épais à l’arrière.

Le poids est dans la moyenne basse ; certes c’est pas aussi faible que les Macro, mais ca fait quand même partie des meilleurs : 820g sur la balance pour un pied de 25.5cm. Un Seba FR1 ou un Descender font plus de 950g.

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Ex ; se référer à ce chapitre pour identifier les différents modèles. On rappellera simplement ici que le modèle est toujours écrit à l’arrière du spoiler et que le nom peut être E2, E3, E4.2, E4.3, E4.4, E4.5, E5, E6, E7 TI, E9 et E Pro.

Les coques de la série Ex taillent beaucoup trop grand (encore un peu plus que les Macro) ; pour choisir la bonne pointure, il faut impérativement prendre au moins 1/2 pointure en dessous, et même généralement une pointure en dessous (on parle toujours en cm). Il y a une taille de coque par centimètre et la plus petite coque commence à 23.5cm ; chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée 25.5cm, va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit 25cm sur l’étiquette, vous pouvez en déduire que la coque fait 25.5cm (et éventuellement obtenir une pointure 25.5cm en changeant la semelle). Deux exemple pour bien comprendre le choix de la pointure : votre pied fait 25cm de long, vous allez donc chercher des paires qui sont en 24 ou 24.5cm (donc coque en 24.5cm dans les 2 cas). Deuxième exemple : votre pied fait 27.5cm, vous allez donc chercher des paires qui sont en 26 (coque en 26.5cm) ou 26.5cm de préférence, quitte à changer la semelle pour la coque en 26. A noter que pour les E, les pointures EU (europeennes) ne sont pas toujours juste (la correspondance avec les pointures en cm est aléatoire), il ne faut donc pas s’y fier, et il faut systématiquement demander la pointure en cm. A noter également que les Ex sont relativement larges (plus que les macro) et qu’ils sont donc conseillés pour les pieds larges. La forme de la coque est différente par rapport aux Macro, et certains Huggy se sentent mieux dans les Ex, d’autres dans les Macro.
Les pointures Rollerblade E sont assez étendues : elles commencent à 23cm et finissent à 32cm. Les coques en 23.5cm sont extrêmement dures à trouver.
La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder s’il y a encore l’étiquette. D’origine il y a une étiquette soit sur le coté intérieur de la coque, soit sur l’avant de la coque (rare). L’étiquette donne systèmatiquement la pointure en cm (notée Mxx.x), la pointure europeenne (notée EUxx.x) et la pointure US / USw (women).
Si les étiquettes ne sont plus présentes, il faut retirer le chausson, tordre l’”oreille” de la coque et regarder ce qui est marqué (voir photos). Sur certaines versions il n’y a pas besoin de tordre l’oreille car la pointure est marquée de l’autre coté de cette oreille. Sur la photo ci dessous, il est marqué “ZEBRA 245 SX”, la pointure en cm est donc 24.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).
Enfin, si les rollers sont relativement neufs, il est possible de trouver la pointure en cm soit sous le chausson, soit à l’arrière en haut du chausson : ce sont les 3 derniers chiffres de l’avant dernière partie de la référence, par exemple une référence “1401245/54″ indique que la pointure du chausson est 245mm soit 24.5cm.

 

Rollerbalde Ex : l’avis d’Huggy en résumé :

C’est le modèle qui remporte la palme d’or de notre comparatif. C’est celui qui est le plus homogène et il se paye le luxe d’obtenir quasiment les meilleurs scores dans toutes les catégories au niveau des tests mécaniques, d’être relativement facile à trouver (au moins dans sa version la plus “cheap” E4.2). Si votre pied s’accommode bien de ce patin, alors c’est la coque à posséder. D’ailleurs le champion du monde de descente 2013, Daniel Ladurner roule avec des E9 … on dit ca on dit rien. Seul petits bémol : il faut bricoler un peu pour adapter une platine.

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  • Mesures mécaniques : 4.1
  • Masse : 3.2
  • Conception mécanique : 4.5
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 4.5
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 4.2
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Coque très résistante
+ Coque moulée en bi-injection (2 plastiques aux propriétés différentes moulés ensembles)
+ Epaisseur avant très faible
+ Boucles très bien pensées
+ Levier des boucles en métal
+ Excellent compromis flexion / rigidité
+ Bon marché
+ Assez facile à trouver
+ Masse raisonnable

- Initialement pas prévus pour monter une platine autre que celle d’origine
- Nécessité de poncer l’embase arrière OU de faire une cale spéciale pour fixer une platine standard

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- articulation de spoiler perfectible

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- spoiler qui prend du jeu à la longue

 

 

Rollerblade Fusion

Présentation :

Les Fusion de Rollerblade sont sortis en 1996. Annoncés à 289$ pour la version de base et 339$ pour la version MX (boucles ajustables, réglage latéral du spoiler), ces rollers étaient des fitness haut de gamme. Non seulement ces coques sont les plus vieilles encore en activité en descente, mais en plus, elles sont à peu près inégalées au niveau conception mécanique.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Rollerblade (USA – Italie maintenant – fabrication en Italie)
  • Modèle : Fusion MX (Fusion, Fusion MX)
  • Masse (taille 25.5cm) : 970g
  • Hauteur avant / arrière : 11.2mm / 27.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 4.6° / 2.8°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 2.4 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière :
  • Hauteur articulation interne / externe : 55mm / 56-64mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 170mm / 216mm
  • Rareté : rollers trouvables en étant patient
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 35€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.9

Conception mécanique & mesures :

Près de 18 ans après leur sortie, personne n’est arrivé à faire des coques aussi bien concue ! Les fabricants actuels n’ont fait que copier, et en plus ils copient mal … sur les Fusion, tout a été pensé dans les moindres détails :

  • il y a des trous oblongs sous la semelle qui permettent un large réglage de la platine d’avant en arrière, et pour éviter tout déréglage, Rollerblade a concu une ingénieuse rondelle crantée au niveau du talon qui empêche tout déplacement longitudinal des vis (voir photo).
  • L’inclinaison latérale du spoiler se règle (rappelons que nous sommes en 1996), et le système Rollerblade est nettement mieux concu que ce qui se fait actuellement, puisque la vis est imperdable, et que le fait de serrer cette vis n’influe pas sur la flexion du spoiler (ca parait être une évidence, mais sur certains modèles testés par Huggy, c’est le cas !).
  • Les articulations de spoiler ne prennent pas de jeu et sont également très bien concues avec de larges rondelles de renfort autour des rivets.
  • Le spoiler monte assez haut par rapport aux autres rollers et il est nervuré pour gagner en rigidité ; de ce fait il maintient assez bien la jambe.
  • Une talonnette en élastomère d’environ 7mm d’épaisseur est placée entre le chausson et la coque au niveau du talon.
  • Les embases avant et arrières sont striées pour éviter que les platines ne se décalent latéralement.
  • Le plastique de la coque recouvre complètement le dessus du pied, procurant un serrage très homogène
  • La boucle de cou de pied est orientée de manière optimale pour plaquer le pied dans le fond du patin

Pour faire un montage descente, il est possible d’utiliser les trous oblongs d’origine, et de ne pas mettre de cales sous les embases. En revanche, si vous choisissez de mettre des cales (ce qui est toujours conseillé pour gagner en rigidité et solidité), le montage peut vite s’avérer assez pénible à faire sur les fusion, car le dessus de la semelle n’est pas plat du tout, du coup il faut percer pile au bon endroit pour mettre les vis de fixation des cales. Accessoirement, les trous oblongs d’origine pour la fixation des platines sont un peu trop avancés pour un montage descente ; en général Huggy agrandit ces trous vers l’arrière, et du coup le montage est particulièrement pénible à faire car le dessous des Fusions n’est pas plat et il faut s’arranger pour que les embases des platines ne tombent pas dans le vide (utilisation de cales assez longues).

Le chausson des Fusion n’est pas de très bonne qualité, non pas qu’il soit mal concu, mais les matériaux employés ne durent pas très longtemps. En revanche, la conception est là encore ingénieuse, avec la possibilité d’ajouter ou d’enlever des cales sous le chausson pour parer au problème des pieds plats (voir photo). Le chausson est fin, mais ca ne gêne absolument pas pour le confort ; la forme de la coque est tellement bien étudiée, qu’à aucun moment on ne sent des points de pression ou des problèmes de maintien. De l’avis général, les Fusion sont très confortables et on s’y sent comme dans des chaussons tout en ayant un patin très proche du pied. Dommage que le chausson ne dure pas longtemps …

Le maintien du pied se fait par 3 boucles en plastique, avec crémaillère et crochet en métal. Là encore, les boucles sont particulièrement bien étudiées, avec une partie centrale relativement souple qui épouse parfaitement bien la forme du pied (un peu à la manière d’une sangle). Les boucles permettent de serrer très fort sans ressentir le moindre point de pression. La molette de réglage (Fusion MX uniquement) permet d’ajuster finement le serrage, et c’est un plus indéniable. Pour retrouver ses réglages quand on chausse, il suffit de regarder la position de la boucle dans la crémaillère ; ce n’est pas aussi pratique que sur les Macro, mais ca reste tout à fait acceptable. Les boucles sont maintenues par un rivet + une rondelle de renfort à l’arrière et sont très solides (Huggy n’en a jamais cassé).

Contrairement à ce qui se fait habituellement, le devant du pied est entièrement recouvert par deux plaques en plastique qui se chevauchent (voir la photo “Overlap fit”). Il en résulte un confort inégalé, car le serrage des boucles est hyper bien réparti sur l’avant du pied (petite note au passage : la plaque avec marqué “overlap fit” se met au dessus de l’autre).

Parlons du serrage : là encore, innovation majeure : la boucle du cou de pied est disposée à 45° (voir la photo “45° heel lock”) et prend naissance au niveau des articulation de spoiler. Au lieu de plaquer le pied majoritairement vers le bas comme c’est le cas habituellement, ces boucles de cou de pied calent le talon de manière parfaite vers l’arrière de la coque : fini le talon qui se décolle en patinant ; ca aussi c’est très bien vu !

Au niveau des mesures, le bilan est plutot bon : la flexion avant est excellente, parmi les meilleure du comparatif avec les E4.2 et les Rossignol distance. En revanche, la rigidité latérale n’est pas aussi bonne que sur des E4.2 ou des CT7 par exemple. Mais le spoiler accompagne très bien les mouvements de la jambe (seules les CT7 font mieux) et on se sent vraiment en sécurité dans ces coques. La flexion arrière est bloquée sur ces coques (c’est modifiable en étant patient).

Avec environ 11mm d’épaisseur à l’avant, ces coques sont un petit peu hautes, dommage. Accessoirement, comme Huggy l’a déjà précisé, le reperçage de la coque pour centrer la platine plus en arrière peut vite s’avérer pénible à faire ; Huggy vous conseille donc d’utiliser les trous d’origine dans un premier temps, et de simplement rajouter des cales.

Avec 970g sur la balance pour une taille 25.5cm, les Fusion sont légèrement plus lourd que des Descender ou des Seba FR1. Le poids est relativement élevé ; pas étonnant avec toutes les pièces que comportent les Fusion.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Il n’existe que deux modèles de Fusion avec un spoiler : les Fusion et les Fusion MX. Les coques sont reconnaissables grâce à leurs boucles brillantes (noires en général), grâce aux articulations de spoiler ovales sur le coté extérieur du patin, et grâce aux crémaillères métalliques sur le coté intérieur des patins. La version MX possède une molette de réglage sur chaque boucle et un réglage de l’inclinaison du spoiler “latéral canting” (c’est le seul modèle Rollerblade à avoir ces 2 caractéristiques). Comme d’habitude chez Rollerblade, le nom du modèle est écrit à l’arrière du spoiler. Les Fusion ont existé en une multitude de couleurs, mais la version toute noire est de loin la plus courante.

ATTENTION : ne vous fiez pas qu’au nom du modèle pour le choisir. Il existe une multitude de coques qui s’appellent Fusion chez Rollerblade (Fusion X3, X5, X7, Fusion dans la gamme Macro, …). Il y a même Powerslide qui a sorti un modèle orthographié Phuzion … Bref, le seul vrai Fusion original est celui que Huggy vous présente, et tous les autres modèles font pâle figure à coté.

Les coques de Fusion taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. Il y a une taille de coque par centimètre (sauf pour la plus grande pointure, où on passe de 30.5cm à 32cm) et la plus petite coque commence à 23.5cm. Chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous (sauf pour la taille 32cm qui fait les pointures 31, 31.5 et 32). Par exemple, une coque notée 25.5cm va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est probablement obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit pointure 25cm, vous pouvez en déduire que la coque est en 25.5cm.

Les coques Fusion existent de la pointure 23cm (très rare) à la pointure 32cm, et Huggy vous a même retrouvé la table d’origine des pointures :

Huggy n’a jamais vu d’étiquette de pointure sur les Fusion. Parfois la pointure est marquée à l’extérieur du spoiler, mais c’est rare. Pour connaitre la pointure exacte, il faut retirer le chausson, tordre la partie haute de la base de la coque et regarder ce qui est marqué. Sur la photo ci dessous, il est marqué “COBRA 255″, la pointure en cm est donc 25.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).

Il est également possible de connaitre la pointure en regardant sous le chausson, la pointure y est gravée en clair et de manière inaltérable : “size 25.5″.

 

Rollerbalde Fusion : l’avis d’Huggy en résumé :

C’est une coque de descente réputée, et sa réputation n’est vraiment pas surfaite. Au niveau conception mécanique, on est proche de la perfection et c’est sans conteste le patin le plus abouti du comparatif. En ce qui concerne les mesures, ce n’est pas le meilleur au niveau rigidité, mais il a une flexion avant exceptionnelle et son spoiler accompagne extrêmement bien la jambe. Qui plus est, les coques sont vraiment très confortables (le confort reste toujours suggestif, mais de l’avis général ces coques sont les plus confortables qui existent). La coque se paye en plus le luxe d’être très proche du pied ; c’est juste dommage que le chausson ne dure pas très longtemps (on peut toujours le remplacer par un chausson plus récent de chez Rollerblade par exemple). En fait les seuls vrais défauts de ces coques c’est leur hauteur un peu trop importante à l’avant, un montage pénible à faire si on veut mettre la platine bien en arrière, et surtout leur poids relativement élevé. Si le poids ne vous dérange pas, alors foncez sur ce modèle, il est exceptionnel !

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  • Mesures mécaniques : 3.3
  • Masse : 1.8
  • Conception mécanique : 5.0
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 5.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.9
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Conception mécanique très aboutie
+ Serrage du cou de pied bien pensé
+ Coque très résistante
+ Confort exceptionnel
+ Serrage très homogène
+ Très bon accompagnement de la jambe
+ Bon marché en occasion

- Masse trop élevée

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 5/5

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- chausson de mauvaise qualité

 

 

Rollerblade Twister

Présentation :

Les Twister, création de Tecnica, ont été repris par Rollerblade et sont au catalogue depuis de nombreuses années. En neuf, le prix de vente moyen est aux alentours de 210€, ce qui est plutôt bas par rapport à la concurrence. Le modèle qu’on teste ici est le modèle 2006 qui est le premier à être doté d’un véritable spoiler (amovible). Auparavant, certains utilisaient les Twister en descente en adaptant généralement des spoilers de d’autres modèles. Les Twister sont vendus en tant que rollers polyvalents slalom / freeskate. Les anciennes coques de Twister étaient très appréciées, mais à partir de 2005, Rollerblade a décidé d’ajourer énormément les coques et la notoriété de ces rollers a baissé.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Rollerblade (USA – Italie maintenant – fabrication en Chine)
  • Modèle : Twister II (2006)
  • Masse (taille 25.5cm) : 905g
  • Hauteur avant / arrière : 12.2mm / 25.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 6.9° / 4.3°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.8 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° : 4.5°
  • Angle de flexion arrière : -4°
  • Hauteur articulation interne / externe : 66mm / 72mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 157mm / 174mm
  • Rareté : rollers facilement trouvables en occasion. En 2013 le Twister est toujours fabriqué et il est très similaire au modèle testé ici
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 80€ (neuf : 210€ en 2013)
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 2.5

Conception mécanique & mesures :

La conception mécanique est correcte, mais les coques ne sont pas exempt de défauts. Le plastique semble de bonne facture, mais comme nous l’avons dit, les coques coques sont trop ajourées ; si on a du gagner en masse, ca s’est fait au détriment de la solidité et de la rigidité. Huggy a d’ailleur trouvé des photos de Twister complètement ramollis (utilisation en rollersoccer) et d’autres complètement fendus (utilisation en Hockey) ; certes ces Twister ont été utilisés dans des conditions un peu poussées, mais une chose est sûre, il n’a jamais vu de fissures sur des E5 ou des Fusion … La fixation du spoiler se fait par un système vis-écrou spécifique (voir photo) ; elle est relativement bien réalisée car la vis est bloquée contre l’écrou en position serrée, ce qui évite tout dévissage intempestif (à condition que ce soit bien serré au départ). Sur le modèle testé, le spoiler n’avait pas de jeu, malgré les nombreuses heures d’utilisation. La fixation des platines se fait par des écrous en “T” style écrous salomon. Si vous êtes fainéant, il est possible de fixer directement une platine en entraxe 165mm sans s’embêter à mettre des cales … bien sur Huggy ne le conseille pas vraiment, car le montage manquera un peu de rigidité, et surtout car la platine sera – comme toujours – placée trop en avant. Une talonnette en elsatomère est placée entre le chausson et la coque.

Le chausson est de bonne qualité et le confort est bon. On regrettera simplement que les lacets passent en même temps dans le chausson et dans la coque : ca oblige à complétement enlever le lacet si on veut retirer le chausson. En revanche, l’ajustement entre la coque et le chausson est assez mauvais, ce qui fait que – selon les pointures – votre pied à tendance à flotter dans la coque (et le serrage insuffisant des lacets n’arrange rien).

Selon les années les boucles sont plus ou moins solides (métal ou plastique) et plus ou moins bien (celle du spoiler est connue pour systématiquement casser sur les premiers modèles de Rollerblade, même si le serrage reste fonctionnel).
Le maintien du pied se fait par 2 boucles en plastique / métal + les lacets. Huggy n’est pas fan des lacets, surtout en descente, car déjà c’est long à mettre, et surtout ca procure un serrage inefficace au possible (d’ailleurs Huggy n’a pas pu obtenir le même serrage que pour les autres coques au niveau de la voute plantaire des Twister). La boucle de cou de pied est un héritage des Tecnica CTx … si elle n’est pas mauvaise, c’est pas non plus un modèle de réussite car elle ne permet pas de garder le réglage précédent lorsqu’on rechausse. Huggy ne comprend pas bien pourquoi Rollerblade n’a pas gardé le système de boucle des Macro / Ex, qui est le meilleur système qui existe (voir les patins correspondants). La boucle du spoiler quant à elle est spécifique, et ce n’est pas franchement une réussite : le levier dérape sur la crémaillère si on essaye de serrer fort, et ce levier a un ressort de rappel qui saute systématiquement ; ce n’est pas gênant pour le fonctionnement, mais la boucle devient branlante et fait un bruit de crécelles quand vous roulez. On apprécie en revanche le fait que le système de déverrouillage soit protégé par le levier métallique de cette boucle.

Au niveau des mesures, le bilan est très mauvais, la faute à une rigidité latérale catastrophique (la plus mauvaise du comparatif) ; la faute également à une hauteur élevée sous l’embase avant : 1.2cm, ca commence à faire beaucoup. Et pour couronner le tout, la flexion avant n’est même pas bonne (le compromis rigidité / flexion est d’ailleurs le plus mauvais du comparatif). A noter tout de même que les Twister testés par Huggy ont beaucoup servi, ce qui peut expliquer un peu les mauvais résultats obtenus (Huggy a fait des comparaisons de performances entre une paire de E4.2 neuve et une paire de E4.2 usée et la rigidité était en baisse d’environ 10% sur la paire usée). La flexion arrière n’est pas bloquée sur les Twister, ce qui est un bon point pour le patinage (même si certains Huggy préfèrent avoir un blocage pour lancer les slides plus facilement).

Comme dit ci-dessus, l’épaisseur de la coque à l’avant des Twister atteint 12mm : c’est très haut ; dommage, car ce n’est même pas justifiable par le fait qu’il y ait des plaques … Le repercage de la coque pour reculer la platine peut se faire facilement.

Avec 905g sur la balance pour une taille 25.5cm, les Twister sont dans la moyenne basse (heureusement, car la coque est très ajourée). Huggy ignore comment c’est possible, mais les Twister arrivent quand même à être plus lourds que des E4.2 ou des CT7 qui ont 3 boucles partiellement métalliques et une coque quasiment pas ajourée.

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy vous invite à consulter la rubrique de présentation des Twister pour reconnaitre les différents modèles.

Les coques de Twister taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. A priori il y a une taille de coque par centimètre et la plus petite coque commence à 23.5cm. Chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée 25.5cm va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est probablement obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit pointure 25cm, vous pouvez en déduire que la coque est en 25.5cm. Les coques de Twister existent de la pointure 23cm à la pointure 31cm.

La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder s’il y a encore l’étiquette. D’origine il y a une étiquette en dessous de la coque (voir photo). L’étiquette donne systématiquement la pointure en cm (notée CM xx.x), la pointure européenne (notée EU xx.x) la pointure UK et la pointure US / USw (women).

La deuxième méthode pour avoir la pointure est de regarder l’étiquette cousue sur le coté intérieur de la languette : si le patin n’a pas trop servi, elle donnera directement la pointure en cm.

Enfin, si aucune étiquette n’est lisible, il faut retirer le chausson (ou le pousser sur le coté), et regarder ce qui est marqué en haut de la base de la coque. Sur la photo ci dessous, il est marqué “TWISTER TC255SX²”, la pointure en cm est donc 25.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).

 

Rollerbalde Twister : l’avis d’Huggy en résumé :

Cette coque est utilisée par quelques descendeurs, mais elle est complètement inadaptée pour cet usage et pas forcément très bien conçue. Huggy l’a utilisée pendant quelques temps en descente : le maintien était très mauvais et il se prenait des wobble à haute vitesse à cause de ca (le fait que le chausson n’est pas forcément très adapté à la taille de la coque n’arrange rien). En plus les mesures de rigidité / flexion sont catastrophiques. Bref, les Twister sont surement de très bon patins de slalom, mais il faut les oublier pour la descente.

notes_rollerblade_twister_2006

  • Mesures mécaniques : 1.4
  • Masse : 2.4
  • Conception mécanique : 2.5
  • Solidité & durée de vie : 3.5
  • Confort : 4.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 2.5
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Confort
+ Encore fabriqués en 2013
+ Relativement économiques en neuf
+ Spoiler amovible

- Rigidité latérale déplorable
- Flexion avant pas terrible

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 2.5/5

- conception mécanique fragile (coque trop aérée)
- hauteur à l’avant trop importante
- boucle de spoiler mal concue
- serrage par lacets inefficace
- jeu important entre le chausson et la coque (selon les pointures)

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- boucle du spoiler qui se disloque
- système de réglage de la boucle de cou de pied fragile (héritage des Tecnica CT)
- l’extérieur du chausson se fait trouer par la visserie de la coque

 

5.4/ Rossignol

Rossignol Distance GE

Présentation :

Les Distance de Rossignol sont des rollers fitness très courants des années 2000. Orientés milieu de gamme, ils ont été déclinés en une multitude de versions, Huggy a d’ailleurs consacré un paragraphe entier à la présentation des différents modèles. Ils ont pour particularité d’utiliser le même moule que les Descender pour la base de la coque ; Huggy s’y est donc intéressé pour voir ce qu’ils valaient par rapport aux célèbres Descender.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Rossignol (France – fabrication en Italie)
  • Modèle : Distance GE (Distance, Distance SX, Distance RX, Distance GE)
  • Masse (taille 25.5cm) : 635g
  • Hauteur avant / arrière : 10.8mm / 19.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 4.8° / 3.1°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 2.4 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -6°
  • Hauteur articulation interne / externe : 60mm / 56mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 153mm / 204mm
  • Rareté : rollers très courants en occasion
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 20€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.4

Conception mécanique & mesures :

Tout comme pour les Descender, la conception mécanique est globalement bonne. L’articulation de spoiler est bien concue avec ses larges rondelles de renfort, même si elle finit quand même par prendre du jeu, la faute à un choix de plastique peut être un peu trop tendre. A la différence des Descender, le spoiler de ces Distance n’a pas de renfort en “accordéon”, il monte un peu moins haut et il a moins de flexion arrière. Mais il existe d’autres modèles de la gamme Distance qui ont un spoiler identique à celui des Descender. Tout comme pour les Descender, Chaque embase de la coque est percée de 3 trous diamètre 6mm ce qui permet de fixer une platine en entraxe 165mm de manière plus ou moins avancé. A partir de la taille 25.5cm, le centrage de la platine est suffisamment en arrière pour qu’il n’y ait pas besoin de repercer la coque (idem Descender). La base de la coque intègre des emplacements pour des “croix” métalliques percées servant de surface d’appui à une vis ou un écrou plat. A la différence des Descender, il n’y a pas de plaque de renfort sur le dessus du pied, et les boucles sont tout en plastique (et fragiles, mais on va y revenir). Le plastique utilisé est différent de celui des Descender, et … il est plus rigide ! Ca se sent au niveau du touché, et surtout ca se voit au niveau des mesures, cf ci dessous. En résumé, au niveau mécanique, ces coques sont bien concues, et n’ont pas spécialement de points faibles à part les boucles.

Le chausson des Distance est correct, sans plus. Le confort est plutot bon ; pas au niveau des Descender, mais ca reste tout à fait acceptable.

Le maintien du pied se fait par 3 boucles tout en plastique (certaines versions de Distance ont le levier en aluminium). Les boucles sont en deux parties et sont “à mémoire”, c’est à dire que les réglages sont gardés quand on rechausse, ce qui est plutot un bon point. C’est à peu près tout ce que ces boucles ont de bien, car sinon elles ont tendance à se dérégler à la moindre sollicitation et surtout elles sont très fragiles (la moindre chute suffit souvent à les casser), et le serrage, bien que correct, est mal réparti et on sent des points de pression sur le pied si on serre trop fort.

Au niveau des mesures, le bilan est correct, et même meilleur que celui les Descender ! La faute au plastique trop mou utilisé sur les Descender. La flexion avant est très bonne (même si le spoiler est moins enveloppant que sur les Descender, à cause notamment de l’absence de strap en haut). La rigidité latérale est meilleure que sur les Descender, grace à l’utilisation d’un plastique plus rigide …

Avec environ 10mm d’épaisseur à l’avant, ces coques sont dans la moyenne, c’est plutot correct.

Avec 635g sur la balance pour une taille 25.5cm, ces rollers sont des poids plume (seuls les Macro sont encore plus légers). En comparaison, les Descender font 300g de plus …

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Rossignol ; se référer à ce chapitre pour identifier les différents modèles. On rappellera simplement ici que le modèle est écrit soit à l’arrière de la coque, au niveau du talon, soit sur l’avant de la coque. On rappellera également que les Exclusive, Distance, Bandit & Roadster de chez Rossignol (du plus bas de gamme au plus haut de gamme) sont assez similaires ; les différences se situant principalement au niveau des chaussons et des boucles.

Les coques de Distance taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. Il y a une taille de coque par centimètre et la plus petite coque commence à 22.5cm (très rare, mais existe réellement : il y a une paire chez Huggy). Chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée 25.5cm va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est probablement obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit pointure 25cm, vous pouvez en déduire que la coque est en 25.5cm.

Les tailles de Distance existent de la pointure 22cm à la pointure 30cm (et peut être plus). Pour ceux (celles) qui ont des petits pieds, ce sont les anciennes coques les plus faciles à trouver en petite taille (le 23cm est trouvable en étant un peu patient).

Pour connaitre la pointure, le plus simple est de regarder si l’étiquette à l’avant de la coque est encore présente. Elle indique directement la pointure en centimètres.

La deuxième solution pour connaitre la pointure est de sortir légèrement le chausson et de regarder à l’arrière de celui ci : il y une étiquette cousue à l’extérieur qui donne la pointure en centimètres (voir la photo).

Enfin, il est bien sur possible de lire la pointure moulée sur la coque : il faut regarder regarder ce qui est marqué sur la partie haute de la base de la coque. Sur la photo ci dessous, il est marqué “TG.25.5DX1″, la pointure en cm est donc 25.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).

 

Rossignol Distance : l’avis d’Huggy en résumé :

Ces coques qui utilisent le même moule que les Descender sont globalement moins bien que les Descender, notamment à cause des boucles très fragiles, de la mauvaise répartition du serrage (les Rollerblade Macro sont bien meilleurs sur ces points là) et du spoiler moins enveloppant. Mais elles n’en demeurent pas moins tout à fait utilisables en descente, et elles se payent le luxe d’être plus rigides que les Descender, grâce à l’utilisation d’un plastique de meilleur qualité ! Elles ont en outre un autre avantage indéniable : le montage descente est très facile à faire puisqu’on peut se contenter de dévisser la platine d’origine et revisser une platine 5 roues ! (Même si Huggy conseille de toujours mettre des cales pour renforcer la rigidité). En bref, à condition de ne pas mettre plus de 25€ dans un modèle comme celui là, et d’être prêt à changer les boucles à la moindre chute, cette coque est utilisable en descente. A noter qu’Il existe des modèles plus hauts de gamme comme les Roadster (voir la page 2 de l’article) qui seront encore mieux, mais aussi plus difficiles à trouver. Huggy leur préfère quand même les Rollerblade Macro, qui se positionnent sur le même créneau au niveau rapport qualité/prix, mais qui sont bien plus homogènes et bien plus durables.

notes_rossignol_distance_ge

  • Mesures mécaniques : 3.1
  • Masse : 5.0
  • Conception mécanique : 3.5
  • Solidité & durée de vie : 3.0
  • Confort : 3.5
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.4
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Bon marché
+ Bonne flexion avant
+ Montage des platines aisé (rien à poncer, rien à repercer)
+ Poids plume

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- choix d’un plastique résistant mais trop souple
- serrage pas homogène (points de pression)
- boucles pas bien concues (elles se déréglent facilement)

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3/5

- boucles très fragiles
- le spoiler prend du jeu à la longue (choix du plastique)
- chausson premier prix pas forcément super résistant (dépend des modèles)
- coques un peu fines pour résister aux chutes

 

Rossignol Descender

Présentation :

Les Descender de Rossignol sont sortis en 1997 et ont été produits jusqu’en 2003. Il y a eu 2 versions, elles sont très similaires (nous y reviendrons par la suite). Vendus dans les 350€, ces rollers étaient le modèle le plus haut de gamme de chez Rossignol. Ce modèle est très réputé en descente et encore en 2013 il se négocie à prix d’or. Voyons si ce modèle mérite sa réputation.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Rossignol (France – fabrication en Italie)
  • Modèle : Descender
  • Masse (taille 25.5cm) : 965g
  • Hauteur avant / arrière : 10.4mm / 16.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 6.2° / 3.8°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.1 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -10°
  • Hauteur articulation interne / externe : 60mm / 56mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 154mm / 213mm
  • Rareté : rollers très rares et très recherchés
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 140€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.5

Conception mécanique & mesures :

Le Descender est le seul modèle testé à avoir des boucles tout en métal (aluminium principalement), facon chaussures de ski. Par rapport aux autres modèles de la gamme, le dessus du roller intègre une plaque en plastique immitation carbone qui permet de bien répartir les efforts sur le dessus du pied et d’augmenter le serrage sans avoir de point de pression (seuls les Fusion de Rollerblade utilisent le même principe). Les articulations de spoiler sont bien concues, avec une large pièce en métal coté extérieur et une rondelle de renfort coté intérieur. Le spoiler en lui même est renforcé par un “accordéon” en imitation carbone ; ce spoiler a une possibilité de flexion très importante vers l’arrière, ce qui permet un patinage efficace. Chaque embase de la coque est percée de 3 trous diamètre 6mm qui permettent de fixer une platine en entraxe 165mm à différentes positions. A noter que la coque descender est une des très rares coque (avec les autres modèles utilisant le même moule) à permettre un centrage correct de la platine (ie suffisamment en arrière) sans repercer. Cette affirmation est vraie à partir de la taille de coque 25.5cm, car en dessous le centrage n’est pas le même et l’entraxe est un peu batard. La base de la coque intègre des emplacements pour des plaques taraudées M6 permettant de visser directement la platine (Descender version 1), ou des “croix” métalliques percées servant de surface d’appui à une vis ou un écrou plat (Descender version 2). Le premier système est bien sur beaucoup plus pratique car il permet de visser directement les platines dans la coque, mais il a le désaventage d’être moins rigide car l’effort est moins bien réparti sur le fond de la coque (voir les photos de ces plaques / croix).
En résumé, au niveau mécanique, ces coques sont bien concues, et n’ont pas spécialement de point faible. Mais, car il y a un mais, le plastique utilisé est très très mou ; il n’y a pas de problème de solidité, mais ca manque cruellement de rigidité. Sur les Descender, l’utilisation de cales est impératif si vous voulez avoir un montage un tant soit peu sérieux et rigide.

Il y a deux versions pour les chaussons de Descender. Celui des premières versions est relativement fin (c’est celui qui a le haut de la languette percé de multiples trous), et celui des versions II est plus épais, notamment au niveau de la tige (voir les photos). Même si le chausson est fin, ca ne gêne absolument pas pour le confort ; la forme de la coque est bien étudiée, qu’à aucun moment on ne sent des points de pression ou des problèmes de maintien. De l’avis général, les Descender sont très confortables.

Le maintien du pied se fait par 3 boucles en métal, avec crémaillère également en métal. Les boucles intègrent un système de réglage fin à vis (le fait de tourner l’extrémité de la boucle dans un sens ou dans l’autre permet d’ajuster finement le réglage). Elles sont solides et relativement bien conçues (elles sont quand même connues pour s’user à la longue car le crochet est en aluminium et il s’use à force de frotter contre les crémaillères en acier). Les boucles permettent de serrer très fort sans ressentir le moindre point de pression. Pour retrouver ses réglages quand on chausse, il suffit de regarder la position de la boucle dans la crémaillère ; ce n’est pas aussi pratique que sur les Macro, mais ca reste tout à fait acceptable. Les boucles sont maintenues par un rivet + une rondelle de renfort à l’arrière.

Au niveau des mesures, le bilan est plutot pas terrible ! Certains trouvent les Descender un peu mous, et ils ont raison … Si la flexion avant est plutot correcte (meilleure qu’un Macro par exemple, mais derrière les Fusion), la rigidité latérale est catastrophique : seuls les Twister et les Seba FR1 font pire ! La faute au plastique super mou utilisé sur les Descender. En revanche, le spoiler accompagne bien les mouvements de la jambe et on se sent vraiment bien maintenu et en sécurité dans ces coques. A noter également que la flexion arrière est très importante, ce qui peut être un plus pour faire des grandes amplitudes de mouvement et patiner efficacement.

Avec environ 10mm d’épaisseur à l’avant, ces coques sont dans la moyenne, c’est plutot correct.

Avec 965g sur la balance pour une taille 25.5cm, les Descender sont relativement lourds, mais la masse reste correcte compte tenu des boucles métalliques et des renforts présents sur les coques.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Les Descender sont reconnaissables sans doute possible grace à leurs 3 boucles tout en métal. Il y a eu deux versions des Descenders : les différences de la version 2 par rapport à la version I sont : une croix en métal au lieu d’une plaque pour fixer la platine, un logo “Descender” ovale au lieu de rectangulaire, un chausson plus épais au niveau de la tige (celui qui n’a plus les trous d’aération en haut de la languette), une coque dépolie par endroits (au lieu d’être translucide partout), et le texte “ROSSIGNOL” écrit en dégradé sur le coté de la coque (au lieu d’un texte plein). Toutes ces différences sont mineures, et il n’y pas véritablement une version au dessus de l’autre. Attention : ne pas confondre les “Descender v2″ et les “Descender II” qui sont des softboots insipides ! (voir la page de présentation des coques)
Ci dessous la comparaison en image entre les Descender v1 et les Descender v2.

Les coques de Descender taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. Il y a une taille de coque par centimètre et la plus petite coque commence probablement à 23.5cm (mais Huggy n’en a jamais vus). Chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée 25.5cm va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est probablement obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit pointure 25cm, vous pouvez en déduire que la coque est en 25.5cm.

Les coques Descender existent probablement de la pointure 23cm (24cm pour sur) à la pointure 30cm (et peut être plus, mais Huggy n’en a jamais vu non plus).

Pour connaitre la pointure, le plus simple est de regarder si l’étiquette à l’avant de la coque est encore présente. Elle indique directement la pointure en centimètres.

La deuxième solution pour connaitre la pointure est de sortir légèrement le chausson et de regarder à l’arrière de celui ci : il y une étiquette cousue à l’extérieur qui donne la pointure en centimètres (voir la photo).

Enfin, il est bien sur possible de lire la pointure moulée sur la coque : il faut regarder regarder ce qui est marqué sur la partie haute de la base de la coque. Sur la photo ci dessous, il est marqué “TG.25.5DX1″, la pointure en cm est donc 25.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).

 

Rossignol Descender : l’avis d’Huggy en résumé :

C’est une coque de descente très réputée, et, il faut bien l’avouer, sa réputation est un peu surfaite : la conception mécanique est excellente, c’est solide, confortable, … Mais, ces coques sont molles, le plastique manque cruellement de rigidité, ce qui fait que le fond de la coque et le spoiler se déforment facilement. Pour le fond de la coque, ca se corrige en métant des cales, mais pour le reste, il faut faire avec. Et pourtant Rossignol avait d’autre plastiques en magasin, puisque sur les Distance – modèle plutot d’entrèe de gamme – le plastique s’avère plus rigide (cf les tests de cette coque) ! Les Descender restent une très bonne coque de descente confortable et performante, mais ce n’est pas la meilleure, et compte tenu de son prix en occasion, Huggy conseille plus de s’orienter vers des Rollerblade Fusion ou E5.

notes_rossignol_descender

  • Mesures mécaniques : 2.3
  • Masse : 1.9
  • Conception mécanique : 4.5
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 5.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.5
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Bonne conception mécanique
+ Coque très résistante
+ Confort exceptionnel
+ Serrage très homogène
+ Bon accompagnement de la jambe
+ Montage des platines aisé

- masse trop élevée
- rigidité latérale faible

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- choix d’un plastique résistant mais trop souple

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- le crochet des boucles (en alu) frotte contre la crémaillère et finit par se couper avec le temps

 

5.5/ Roxa

Roxa XTreme

Présentation :

Ces coques sont sorties en 2005 et sont toujours produites à l’heure actuelle. Elles font parties des toutes dernières coques encore fabriquées en Europe (Italie), qui plus est par un fabricant indépendant. Huggy a eu énormément de mal à se procurer ces coques, puisque Roxa n’a pas daigné répondre à ses demandes directes, ni même aux demandes des shops français … ce n’est pas très sérieux de la part de Roxa et ca ne laisse présager rien de bon s’il faut se procurer des pièces détachées. Au final, Huggy s’est procuré les coques grace à un ami Italien qu’il remercie infiniment.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Roxa (Italie – fabrication en Italie)
  • Modèle : X-Treme (limited edition)
  • Masse (pour taille 25.5cm) : 820g
  • Hauteur avant / arrière : 7.2mm / 17.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 4.9° / 2.7°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 1.9 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -4° (voir texte)
  • Hauteur articulation interne / externe : 55mm / 60mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 140mm / 194mm
  • Rareté : rollers toujours fabriqués, mais impossibles à acheter en France ! (voir texte)
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 160€ à 200€ (dépend des modèles, voir la page 2 de l’article)
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.9

Conception mécanique & mesures :

Les coques sont estampillées “Made in Italy”, ce sont à notre connaissance les dernières coques fabriquées en Europe avec – peut être – celles de Roces ; pour autant la fabrication n’est pas exempt de défauts : si la qualité des moulage est très correcte et le plastique semble de bonne facture, la finition laisse à désirer comme nous allons le voir.
Les platines sont fixées grace à des écrous plats style “écrous Salomon” ; ces écrous sont de bonne facture, ils sont usinés à partir d’un Hexagone en acier zingué dont ils gardent la forme extérieure (voir la photo). La coque a deux renfoncements hexagonaux dans la semelle permettant d’accueillir ces écrous (voir la photo), ce qui permet d’éviter que l’écrou ne tourne quand on serre la platine. Le seul souci au niveau de ces écrous c’est que les trous dans la coque ne sont pas du tout centrés par rapport aux hexagones (voir photo) ! Huggy pense que ces trous sont faits manuellement après le moulage de la coque et l’opérateur fait ca un peu à l’oeil vu qu’il n’y a aucun trou pareil sur les deux coques !
Pour continuer au niveau de la semelle de la coque, elle est très fine, avec seulement 7mm, tout comme sur les Rollerblade Macro (un record). Là ou c’est moins bien, c’est qu’elle manque cruellement de rigidité, surtout au niveau du talon (les Roxa gagneraient à utiliser des nervures au niveau du talon, comme on en trouve sur les Macro par exemple). Additionné à ce manque de rigidité, les embases se trouvent être bombées dans le mauvais sens (voir photo). Si vous fixez une platine directement sous cette coque, elle va donc se “balader” latéralement à cause des 2 points énumérés ci-dessus, ce qui est très mauvais pour les slides ; l’utilisation de cales de renfort en métal est donc impérative avec cette coque Roxa.
Tout comme les Tecnica CT7 et les Rossignol Descender, la coque Roxa XTreme qu’a testé Huggy intègre un strap en haut du spoiler (auparavant réservé au modèle le plus haut de gamme, ce strap est maintenant livré en standard, même sur le modèle X-Treme le plus bas de gamme !). Ce strap est une bonne chose car il permet au spoiler de bien accompagner les mouvements de la jambe. Là encore, la qualité de fabrication laisse à désirer, puisque ce strap est fixé tordu et sur l’une des coques d’Huggy, le rivet ne traverse pas la coque, il va donc sauter d’un instant à l’autre … décidément, le contrôle qualité chez Roxa c’est pas tout à fait ca.
Contrairement à ce qu’on trouve sur la plupart des autres coques, l’arrière de la base de la coque est très ouvert et il n’y a rien qui gène la flexion du spoiler vers l’avant (confirmé par les mesures de flexion avant) ; c’est plutot une bonne chose pour le patinage, ca signifie que la jambe est assez libre pour ses flexions avant-arrière. La flexion arrière est par défaut bloquée par une pièce nommée “Damper” (voir photo) ; il est possible de faire sauter cette pièce en percant les deux rivets qui la maintiennent. Le plastique du spoiler semble un peu fin aux yeux d’Huggy et d’une manière générale le plastique de la coque est plutot mou, mais nous n’avons pas assez de retours pour juger de sa tenue dans le temps.
Terminons par les rivets de spoiler : il y a bien les rondelles de renfort à l’arrière, ce qui est une bonne chose pour la durée de vie de l’articulation, en revanche les articulations ont un peu de jeu dès l’origine ; là encore le processus de fabrication gagnerait à être mieux controlé.
En résumé, la conception est plutot bonne, mais la qualité de fabrication n’est pas au rendez-vous ; Roxa gagnerait vraiment à avoir un controle qualité efficace.

Le chausson est plutot confortable ; ceci dit Huggy se pose des question quant-à sa durée de vie ; en effet, l’enveloppe extérieure de ce dernier s’est faite trouer, au niveau des rivets qui dépassent dans la coque, après seulement une rando ! Ca ne remet pas en cause la bonne qualité du chausson ni le confort, mais il ne faudrait pas que ces trous s’agrandissent … Huggy n’a pas assez de recul pour en dire plus pour le moment.
Un peu à la manière des Tecnica CT7, une plaque en plastique + talonnette (voir photo) est insérée entre le fond de la coque et le chausson, afin de protéger ce dernier, et afin de ne rien sentir des aspérités du fond de la coque quand on patine.

Le maintien du pied se fait par 2 boucles avec levier en métal + un strap + des lacets. Huggy n’est pas fan des lacets, surtout en descente, car ca procure un serrage inefficace au possible, et Roxa n’échappe pas à la règle dans ce domaine puisque les lacets coulissent très mal et sont donc à peu près inutiles (c’est aussi le cas sur toutes les autres coques à lacets testées, sauf les Salomon). Heureusement, Roxa se rattrape avec le reste : les deux boucles (sans mémoire du dernier réglage malheureusement) procurent un serrage efficace, le levier en métal a l’air résistant et il est fixé par deux rivets. Les boucles sont de type classique, avec crémaillère assez large et système de verrouillage à l’opposé du levier ; si ca casse ce sera surement au niveau de ce système de verrouillage qui semble être la partie la plus fragile de la boucle. En plus de tout ca, les coques d’Huggy ont un strap au niveau du spoiler, ce qui permet un excellent accompagnement des mouvements de la jambe.
A noter que Roxa a un prototype de modèle “Downhill” (voir la page 2 de l’article) avec 3 boucles + un strap ! Ce modèle est pour moment resté dans les cartons et le fait que Roxa ne réponde pas à nos requêtes ne présage rien de bon quant-à l’avenir de ce modèle …

Au niveau des mesures, le bilan est excellent (meilleure note du comparatif). En fait ces coques ont deux points forts indéniables : une flexion avant-arrière hors norme du fait de leur conception très ouverte à l’arrière et une épaisseur avant très faible. Ajoutez à tout ca un spoiler qui accompagne très bien les mouvements de la jambe, en partie grace au strap et vous obtenez une super note ! La rigidité latérale n’a en revanche rien d’exceptionnel, mais elle reste dans la moyenne. En fait comme nous l’avons vu, ces coque manquent cruellement de rigidité au niveau des embases et on voit clairement le plastique se déformer à cet endroit là lors des mesures sur le banc ce test. En mettant des bonnes cales de renfort sous la coque, la rigidité latérale sera bien meilleure.

Avec 820g, la masse des Roxa est plutot correcte puisqu’elle se situe dans la moyenne basse de ce comparatif (au même niveau que les Rollerblade E4.2).

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Roxa en page 2 de l’article. Ce qu’il faut retenir concernant les Roxa XTreme c’est que le modèle le plus bas de gamme ne disposait pas de strap au niveau du spoiler jusqu’à il y a peu, tandis que le modèle XTreme Sintesi a un strap à ce niveau là et est de couleur translucide. Le modèle est écrit sur le coté du spoiler : XTREME Limited Edition pour celui d’Huggy (voir la photo).

Les Roxa taillent juste, voire un peu petit ; (sur le modèle qu’a Huggy, le gros orteil touche légèrement l’extrémité de la coque). Pour la descente il est donc conseillé de prendre la pointure exacte. Tout comme Tecnica, Roxa numérote ses coques en pointure UK ! Il est probable qu’il y a ait une taille de coque par centimètre, puisque chaque changement d’unité dans la pointure UK correspond à un saut d’1cm.
D’après les constations d’Huggy, chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure au dessus ! (d’habitude c’est la demi-pointure en dessous qui est faite). Par exemple la coque gravée 6 (UK) fait donc la pointure 6 = 25cm et la pointure 6 1/2 = 25.5cm.
La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder l’étiquette cousue dans la languette du chausson. Si cette étiquette n’est plus présente, il faut retirer le chausson et regarder le chiffre inscrit sur la partie haute de la base de la coque (ou sur le fond de la coque). Sur la photo ci dessous, il est marqué “6″ ; la pointure UK est donc 6, ce qui correspond à 25cm d’après la table de correspondance Roxa donnée en page 2 de l’article.

 

Roxa X-Treme : l’avis d’Huggy en résumé :

Les Roxa X-Treme sont très intéressants dans le sens où ils ont beaucoup de qualités pour la descente, comme des boucles avec levier en métal, un strap, une flexion avant arrière exceptionnelle, une garde au sol très faible, … Malgré toutes ces qualités, ces coques ont aussi leur lot de défauts et si les coques sont utilisées sans modification, ces défauts seront rédhibitoires pour la descente : utilisée tel-quel, ces coques vont souffrir d’une semelle bombée et d’un gros manque de rigidité de cette dernière. Il est vraiment dommage que Roxa n’apporte pas plus d’attention à la qualité de fabrication et aux finition car en réglant ces défauts, ces coques pourraient devenir un excellent modèle clef en main pour la descente ! En attendant, si vous acceptez de passer un peu de temps à fabriquer des cales de renfort à placer sous les embases, ce modèle peut devenir un excellent choix pour la descente, et même probablement le meilleur choix parmi les modèles encore fabriqués en 2014 !

notes_roxa_xtreme

  • Mesures mécaniques : 3.6
  • Masse : 5.0
  • Conception mécanique : 3.5
  • Solidité & durée de vie : 3.5
  • Confort : 4.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.9
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Flexion avant-arrière exceptionnelle
+ Strap de maintien en haut du spoiler
+ Epaisseur avant très faible
+ Bon marché
+ Toujours fabriqués en 2013

- Impossible à acheter en France (voir texte)

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- embases bombées, donc la platine ne repose pas à plat sur la coque
- gros manque de rigidité des embases
- lacets mal concus (ne coulissent pas)

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- chausson qui se fait trouer par les rivets de la coque
- gros manque de rigidité du fond de la coque, risque d’arrachage à la longue si des cales de renfort ne sont pas utilisées
- plastique du spoiler un peu fin

 

5.6/ Salomon

Salomon FSK Deflector 2

Présentation :

Les Deflector 2 étaient des rollers de la gamme FSK (freeskate) de chez Salomon. Plutot orientés entrée/milieu de gamme, ils n’en demeurent pas moins assez similaires aux célèbres Crossmax S-Lab de Salomon (voir le paragraphe sur la présentation des modèles pour les reconnaitre). Huggy n’ayant pas trouvé de Crossmax S-Lab à la bonne pointure, il s’est rabatu sur les Deflector 2 – modèle qui fournira un assez bon appercu de ce que pourraient donner les Crossmax S-Lab en descente.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Salomon (France)
  • Modèle : FSK Deflector 2
  • Masse (taille 25.5cm) : 870g
  • Hauteur avant / arrière : 13.2mm* / 40.2mm* (* bossages sous la coque inclus)
  • Flexion latérale initiale / retour : 6.1° / 2.9°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.6 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -7°
  • Hauteur articulation interne / externe : 87mm / 82mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 156mm / 200mm
  • Rareté : rollers rares (dépend des modèles)
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 70€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.0

Conception mécanique & mesures :

La conception mécanique est globalement bonne sur toute la gamme FSK. Ces coques sont réputées solides, et cette réputation n’est pas surfaite. Les articulations de spoiler sont renforcées avec des rondelles et globalement assez résistantes. Le coté intérieur de l’articulation a une pièce en plastique amovible permettant d’augmenter (un peu) la flexion du spoiler (voir photo). La flexion du spoiler sur les FSK est faite de manière assez “particulière” : en fait le spoiler est bloqué par un rivet à l’arrière, du coup par défaut il n’y a pas de flexion du tout au niveau du spoiler (rappelons que ce sont des rollers de freeskate, donc ce choix peut être justifié). Pour avoir de la flexion, il y a 2 solution : enlever la pièce en plastique dont on a parlé au dessus, ou faire sauter le rivet à l’arrière du spoiler. Parlons du rivet à l’arrière du spoiler, il y a un gros défaut de conception à ce niveau là : il n’y a pas suffisamment de plastique autour, du coup le spoiler casse presque systèmatiquement autour de ce rivet, ou un peu plus loin. Dans tous les cas, ce n’est pas dramatique, car le spoiler reste fonctionnel, on se retrouve juste avec un spoiler qui a plus de flexion qu’à l’origine (ce qui n’est pas un mal pour la descente). Le problème autour du rivet arrière est présent sur tous les modèles de la gamme FSK et n’a jamais été corrigé … Dernière remarque sur le spoiler : il présente des excroissances qui permettent de “ranger” la crémaillère quand la boucle est serrée ; c’est très bien vu car ca la protége. Le dessus des coques est en plastique plus souple, ce qui permet un serrage relativement efficace avec les lacets. Les cotés des coques intègrent des “sliders” (pièces en plastique) qui limitent l’usure de la coque en cas de chute. A la différence des Seba, ces sliders ne sont pas amovibles sur les FSK. La base du patin est épaisse (un peu trop), et elle intègre des écrous en T Salomon qui sont rivetés à la coque. Ces écrous sont de très bonne qualité, les meilleurs qui existent, Huggy les utilise d’ailleurs pour ses montages de descente.
Les Salomon FSK sont UFS, ce qui signifie que les fixations sont en entraxe 165mm (ok pour les platines 5 roues) et que le dessous de la coque est plat ! Ca pose un souci de taille pour la descente, car les platines 5x84mm UFS sont extrêmement rares (il n’existe que 2 modèles de Salomon, cf notre article sur les platines). Rappelons que les platines non UFS ont l’embase arrière qui est environ 1cm plus haute que l’embase avant ; fixer une telle platine sur une coque UFS signifie qu’il va falloir mettre une cale d’1cm à l’avant entre la coque et la platine ! Autant dire que c’est vraiment pas l’idéal, et que vous allez vous prendre des wobble. La seule solution acceptable est de trouver des platines 5x84mm UFS (bon courrage) ou eventuellement d’utiliser une platine FSK 320DH (4x84mm* pour la descente – *en limant légèrement) … Le fait que la coque soit plate ne signifie pas que le pied est à plat, en effet, la coque intègre de multiples talonettes et absorbeurs de chocs (cf les photos), de sorte que le pied se retrouve bien penché en avant (appréciable en descente). Dernière remarque : comme c’est presque toujours le cas, le centrage des trous de fixation de la platine est trop en avant, et sur les FSK c’est assez délicat de repercer car il faut faire sauter les écrous en T et ils ne vont plus tomber dans les emplacement prévus sous la coque.

Les chaussons des FSK sont généralement de très bonne facture, solides et confortables. Certains modèles sont thermoformables.

Le maintien du pied se fait par des lacets + un strap au niveau du cou de pied + une boucle pour le spoiler. Les modèles plus haut de gamme (Crossmax S-Lab et SL-3V) ont une boucle au niveau du cou de pied, ils sont donc à préférer pour la descente, car le maintien et la force de serrage sont forcément meilleurs. Huggy n’aime pas les lacets car en général c’est pénible à mettre et ca ne serre rien, mais il faut avouer que sur les FSK, le système de lacage est particulièrement bien concu (c’est d’ailleurs le seul modèle de ce comparatif qui a des lacets utiles et bien concus) : les lacets sont cylindriques et les passants sont bien étudiés avec un grand rayon de courbure. Il en résulte qu’en tirant les lacets, ils coulissent sur toute leur longueur. En plus, le dessus de la coque est relativement souple, donc les lacets sont efficaces pour rapprocher les deux cotés. Autre bon point : les lacets s’arrêtent au niveau du cou de pied et le dernier passant dispose d’un système de blocage du lacet (voir photo), du coup on peut tirer fort dessus, le bloquer et ensuite faire le noeud sans que tout se détende ; c’est très bien vu ! Dernière remarque concernant les lacets : on peut sortir le chausson sans avoir à enlever le lacet ; ca aussi c’est bien vu car sur les autres marques (Rollerblade Twister et Seba), il faut entièrement enlever le lacet pour retirer le chausson car il y a un ou des passants dans le chausson … Le strap du cou de pied est solide, mais ca reste un strap avec une force de serrage insuffisante pour la descente. Les Crossmax S-Lab (voir photo) ont des boucles en aluminium de très bonne facture (solides et qui ne dérapent pas). La boucle du spoiler est également bien résistante et la crémaillère ne dérape pas, donc on peut serrer fort. En plus elle est tenue par deux rivets et protégée à l’intérieur du spoiler. On regrettera simplement que ces boucles ne soient pas “à mémoire”, c’est à dire qu’il faut reprendre tous les réglages à chaque fois qu’on chausse.

Au niveau des mesures, le bilan est plutot mauvais. Plusieurs raisons pour expliquer ca : rappelons que la flexion du spoiler est bloqué, forcément ca s’en ressent sur les mesures de flexion ; pour palier à ce problème, il faudrait faire sauter le rivet de blocage à l’arrière du spoiler. Accessoirement, la rigidité latérale n’est pas terrible, la faute probablement à un chausson un peu trop rembourré. Accessoirement, l’épaisseur à l’avant est beaucoup trop élevée, près d’1.3cm (même s’il est possible de faire sauter les excroissances sous la coque et de gagner ainsi 2.5mm)

Avec 870g sur la balance pour une taille 25.5cm, ces rollers sont dans la moyenne basse, c’est plutot un bon point.

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Huggy a consacré un chapitre entier aux différents modèles de Salomon FSK ; se référer à ce chapitre pour identifier les différents modèles. On rappellera simplement ici que le modèle est écrit soit sur le stap du cou de pied, soit à l’arrière du chausson, à l’extérieur (voir photos).

Les coques Salomon FSK taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. Il y a probablement une taille de coque par centimètre. Chaque coque sert à faire deux pointures. Par exemple, une coque notée 25.5cm va servir à faire les pointures 25.5cm (= 40 1/3) et 25cm (= 39 2/3). La différence entre les 2 pointure est obtenue par l’ajout d’une semelle semi-rigide au fond du chausson.

Les coques Salomon existent de la pointure 24cm (peut être même 23cm) à la pointure 31cm (et peut être plus).

Pour connaitre la pointure, le plus simple est de regarder si l’étiquette à l’arrière de la coque est encore présente. Elle indique directement la pointure en centimètres.

La deuxième solution pour connaitre la pointure est de regarder la languette : il y une étiquette cousue à l’intérieur qui donne la pointure en centimètres.

Enfin, la pointure en cm est gravée à plusieurs endroits dans la coque, mais Huggy n’a pas trouvé d’indication suffisamment précise pour qu’elle soit utilisable à coup sur.

Salomon FSK : l’avis d’Huggy en résumé :

Ces coques sont parfois utilisées en descente, mais il faut bien le reconnaitre, si leurs qualité en freeskate sont indéniables, elles ne sont pas franchement adaptée à la descente. La coque de type UFS empeche de monter des platines classiques (sauf à mettre une cale super haute à l’avant), le spoiler bloqué d’avant en arrière empêche de patiner efficacement, et la rigidité latérale n’est pas terrible. En plus de tout ca, leur prix en occasion atteint des sommets (> 150€ pour les modèles les plus haut de gamme), car elles sont très recherchées pour le freeskate et il n’y a plus vraiment d’équivalent à l’heure actuelle. En résumé, c’est des bonnes coques, bien concues, solides, mais elles ne conviennent pas vraiment pour la descente.

notes_salomon_deflector_II

  • Mesures mécaniques : 1.4
  • Masse : 2.8
  • Conception mécanique : 3.5
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 4.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.0
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Chausson de bonne qualité et confortable
+ Boucles solides
+ Lacets bien concus

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- UFS (ne convient pas aux platines de descente)
- spoiler bloqué (flexion avant insuffisante)
- hauteur à l’avant trop importante

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- casse du spoiler au niveau du rivet arrière (voir texte)

 

Salomon Brandon Campbell

Présentation :

Les Brandon Campbell étaient des patins de street de Salomon. A priori une coque de street n’est pas franchement idéale pour la descente, mais certains en ont utilisé dans ce domaine ; Huggy a donc décidé d’en tester une paire pour voir ce que ca vaut par rapport aux coques de descente.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Salomon (France)
  • Modèle : Brandon Campbell
  • Masse (pour taille 25.5cm) : 1210g
  • Hauteur avant / arrière : 11.7mm / 30.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 4.2° / 2.1°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 4.7 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière :
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 2.9

Conception mécanique & mesures :

La conception mécanique est plutot bonne ; l’articulation du spoiler est faite de manière différente de ce qu’on rencontre pour les coques de descente : en fait le spoiler est bloqué par un rivet à l’arrière, et le spoiler peut se translater autour des rivets latéraux (voir photo). Salomon a choisi ce type de conception pour avoir un spoiler bien rigide, avec un effet ressort quand on appuie sur la languette (rappelons que ce sont des coques de street). Il est évident que ce spoiler a une flexion avant plutot mauvaise et empêche un patinage efficace, mais ce n’est pas son but premier. La coque du patin est épaisse et elle intègre des écrous en T Salomon qui sont rivetés à la coque. Ces écrous sont de très bonne qualité, les meilleurs qui existent, Huggy les utilise d’ailleurs pour ses montages de descente. Les Brandon Campbell sont UFS, ce qui signifie que les fixations sont en entraxe 165mm (ok pour les platines 5 roues) et que le dessous de la coque est plat ! Ca pose un souci de taille pour la descente, car les platines 5x84mm UFS sont extrêmement rares (il n’existe que 2 modèles de Salomon, cf notre article sur les platines). Rappelons que les platines non UFS ont l’embase arrière qui est environ 1cm plus haute que l’embase avant ; fixer une telle platine sur une coque UFS signifie qu’il va falloir mettre une cale d’1cm à l’avant entre la coque et la platine ! Autant dire que c’est vraiment pas l’idéal, et que vous allez vous prendre des wobble. Une autre possibilité est de déformer la coque en serrant la platine, mais ce n’est pas vraiment conseillé. La seule solution acceptable est de trouver des platines 5x84mm UFS (bon courrage) ou eventuellement d’utiliser une platine FSK 320DH (4x84mm* pour la descente – *en limant légèrement) … Le fait que la coque soit plate ne signifie pas que le pied est à plat, en effet, la coque intègre de multiples talonettes et absorbeurs de chocs, de sorte que le pied se retrouve bien penché en avant (appréciable en descente).

Comme c’est presque toujours le cas chez Salomon, les chaussons des Brandon Campbell sont de très bonne facture, solides et confortables.

Le maintien du pied se fait par des lacets + une boucle pour le spoiler. Huggy n’est pas fan des lacets, mais là les les passants sont bien étudiés avec un grand rayon de courbure, et le serrage est relativement efficace. Tout comme sur les FSK, on peut sortir le chausson sans avoir à enlever le lacet. La boucle du spoiler est bien résistante et la crémaillère ne dérape pas, donc on peut serrer fort. Qui plus est, le levier de cette boucle est en aluminium et il est fixé dans la coque par deux vis. La boucle complète se dévisse pour pouvoir être changée facilement ; c’est bien vu.

Au niveau des mesures, le bilan est plutot pas terrible. La principale raison de cette mauvaise note est la flexion avant du spoiler qui est bloquée, forcément ca s’en ressent sur les mesures de flexion. La rigidité latérale en revanche n’est pas mauvaise, malgré un chausson bien rembourré.

Avec 1165g de masse équivalente pour une taille 25.5cm, ces rollers sont les plus lourds du comparatif ! Si on voulait obtenir la même masse avec des Rollerblade Macro il faudrait rajouter 1/2 kg à chaque pied, ca commence à faire ! Rappelons simplement que les Brandon Campbell sont des rollers de street, concus pour être solides, et pas concus pour être légers.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Le modèle est écrit à l’arrière du spoiler (voir photo).

Les coques Salomon Brandon Campbell taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante.

Pour connaitre la pointure, le plus simple est de regarder la languette : il y une étiquette cousue à l’intérieur qui donne la pointure en centimètres.

Enfin, la pointure en cm est gravée à plusieurs endroits dans la coque, mais Huggy n’a pas trouvé d’indication suffisamment précise pour qu’elle soit utilisable à coup sur.

 

Salomon FSK : l’avis d’Huggy en résumé :

Utiliser une coque de street en descente est toujours possible, mais c’est quand même loin d’être idéal car les qualités recherchées sont bien différentes entre le street et la descente. La coque de type UFS empêche de monter des platines classiques (sauf à mettre une cale super haute à l’avant), le spoiler bloqué d’avant en arrière empêche de patiner efficacement, et surtout le poids est démentiel (une paire de Macro pèse quasiment 2 fois moins lourd que ces coques de street). En résumé, même si des descendeurs de renom s’y sont essayés avec succès, utiliser des coques de street en descente n’a pas vraiment d’intérêt.

notes_salomon_brandon_campbell

  • Mesures mécaniques : 1.6
  • Masse : 0.0
  • Conception mécanique : 3.5
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 5.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 2.9
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Chausson de bonne qualité et confortable
+ Boucles solides
+ Lacets bien concus

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- masse démentielle
- UFS (ne convient pas aux platines de descente)
- spoiler bloqué (c’est une coque de street, quasiment sans flexion)

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- spoiler qui peut casser à l’arrière près du rivet s’il est trop sollicité

 

5.7/ Seba

Seba FR1

Présentation :

Le Seba FR1 est un des premiers modèles apparus dans la gamme Seba. Depuis sa création le patin n’a pas tellement évolué : la modification principale a été l’ajout de nouvelles couleurs. Seul le modèle 2013 inaugure une nouvelle forme de coque très ouverte sur le dessus, ce qui permet d’avoir un serrage un peu plus efficace avec les lacets (la coque est plus flexible). Le modèle FR2 est très similaire au FR1 et les commentaires d’Huggy sur le FR1 sont aussi valables pour le FR2. Le modèle testé ici est un FR1 modèle 2008.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Seba (France – fabrication en Chine)
  • Modèle : FR (FR1 de 2008 (modèle testé), FR2)
  • Masse (taille 25.5cm) : 955g (estimation) – 1030g (taille 27.5cm)
  • Hauteur avant / arrière : 14.4mm / 32.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 6.8° / 3.9°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.6 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -5°
  • Hauteur articulation interne / externe : 89-95mm / 89-95mm (6mm de réglage)
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 162mm / 173mm
  • Rareté : rollers toujours fabriqués
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 250€ (100€ en occasion) / 200€ pour le FR2
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 1.5

 

Conception mécanique & mesures :

Les FR1 sont fabriqués en Chine comme la plupart des paires actuelles (cf : rollerenligne.com “Test du roller slalom Seba 2005″ & http://www.serpentineroad.com “History of Seba skates”). Sur la fabrication des FR on constate des défauts de moulage / injection plastique : par exemple à l’arrière du levier de la boucle, le plastique n’a pas bien rempli le moule et l’épaisseur n’est pas constante (cette zone est trop fine) ; il arrive que le spoiler s’arrache à cet endroit là. Autre défaut de moulage sur le patin d’Huggy : la plaque avant de fixation de la platine a été moulée tordue ! Le plastique choisi est visiblement assez cassant (c’est particulièrement vrai pour les FR1 qui sont très sujets aux casses), d’ailleurs l’une des coque testée par d’Huggy commence à se fendre à l’arrière. Bien sur il y a une majorité de gens qui ne casseront jamais leurs Seba FR mais le pourcentage de Seba FR1 cassés est juste trop élevé par rapport à ce qu’il devrait être. Huggy en a lui même fait l’expérience sur ses FR2 : 2x spoiler cassés autour de l’articulation, 4x boucles cassées (fini par être remplacées par des boucles de ski) , l’embase de maintien de la vis du spoiler a aussi traversé la coque … Heureusement la garantie Seba semble assez bien fonctionner (au moins pour la France), et les pièces sont remplacées sans difficultés de la part de Seba. Mais malgré son aspect baroudeur, la coque des seba FR est fragile et Huggy n’est pas habitué à se retrouver avec une coque ou un spoiler fendus en 2, surtout sur un roller typé freeskate.

Pour continuer sur une note un peu plus positive, la présence de “sliders” (pièces amovibles sur le coté) qui permettent d’éviter de trouer la coque en cas de chute est une bonne chose, surtout quand on apprend à slider … L’ensemble des boucles est interchangeable facilement puisqu’elles sont toutes fixées par des vis (sauf le mécanisme de la boucle de cou de pied qui est riveté, il faut donc changer la boucle complète). C’est un bon point et très peu de fabricants font pareil.

Les plaques sous les coques avec 7 trous taraudés (2 trous pour les FR2) sont aussi une bonne idée, ca permet d’échanger rapidement la platine, de la positionner de manière optimale et de rigidifier le dessous de la coque. Là où c’est moins bon c’est dans le choix des taraudages : si les FR2 utilisent les habituelles vis M6 (diamètre standardisé et trouvable partout en Europe), les FR1 utilisent des vis US en 5/16-18 de pouces, soit environ 8mm, pas de 1.41mm ; ces vis sont quasiment introuvables en Europe, adieu les montages custom où vous avez besoin de vis un peu spéciales pour monter des platines pas communes (par exemple des Salomon avec une cale d’1cm à l’arrière). Les platines avec des trous oblongs qui font moins de 8mm de large ne pourront pas se monter non plus, ainsi que les platines dont l’entraxe ne fait pas pile 165mm … (Proskate 5x84mm & 5x90mm, Rossignol Descender, Zandstra, …). Accessoirement la clef utilisée pour ces vis est aussi au standard US : 4.76mm, donc impossible d’utiliser une clef allen standard de 4 ou 5mm. Certains arguent que ces choix ont été faits car les vis sont plus solides que les classiques vis M6 et que l’emprunte de la clef est plus grosse. Si c’était vraiment le cas, pourquoi ne pas avoir choisi des vis métriques standards en 8mm avec une tête de vis adéquate et pourquoi pas une emprunte Torx ? Elles sont de dimensions très similaires aux vis en 5/16″, sauf qu’elles sont en système métrique ! Dernière remarque concernant les vis : une vis M6 de qualité correcte (diamètre 6mm gravée 6.8 ou 8.8) utilisée par 99% des fabricants pour fixer les platines tient entre 1.2 et 1.5 tonnes en traction (on peut y suspendre une voiture !) …

 

Parlons des articulation de spoiler … pour faire court, la facon dont c’est conçu fait que les vis de spoiler vont toujours finir par se dévisser ! Et si vous perdez une vis de spoiler, vous ne pourrez pas non plus en retrouver au magasin du coin car elles sont encore en pouces : 5/16″-24 (environ 8mm, pas fin : 1.06mm). Pour rentrer un peu plus dans les détails, voilà les explications techniques : en fait le spoiler entraine la “rondelle” métallique en rotation (ie, si le spoiler est incliné, la rondelle tourne autour de la vis pour suivre le mouvement du spoiler, cf la photo). Or cette vis est serrée contre la rondelle ; autrement dit, il y a friction entre la vis et la rondelle ; en d’autres termes encore, la rondelle entraîne la vis en rotation à cause des frottements. Malgré l’utilisation de frein filet, il arrive ce qui doit arriver : les mouvements de flexion avant-arrière de la jambe font tourner la vis de spoiler, qui se dévisse plus ou moins rapidement … Huggy croit savoir pourquoi un tel système a été choisi : le but était de pouvoir durcir la flexion du spoiler en serrant les vis (c’est pour ça que les rondelles sont dentelées à l’intérieur : elle viennent frotter contre le plastique de la coque, ce qui durcit la flexion du spoiler si on serre fort !). Sauf que vu la facon dont c’est fait, ca ne peut pas marcher longtemps : les dents métalliques de la rondelle viennent très rapidement limer le plastique de la coque …

D’autres solutions auraient pu être choisies :

  1. La rondelle devrait être fixe par rapport à la base du patin et c’est le spoiler qui devrait tourner autour de la rondelle. Avec ce système, plus de risques de desserrage car la vis ne peut être entrainée par la rondelle vu que cette dernière ne tourne pas quand le spoiler bouge. C’est d’ailleurs ce qu’a fait Fila sur ses NRK (voir la photo)
  2. Si on tient à avoir une rondelle tournante, il faut impérativement prévoir un petit jeu entre la tête de vis et la coque afin qu’il n’y ait pas de friction entre la rondelle et la vis. En mécanique, on fait ca en utilisant une vis avec un épaulement par exemple ; épaulement qui vient se bloquer contre l’écrou qui est dans la base de la coque.
  3. Si on veut durcir la flexion du spoiler, une solution possible est de mettre des ressorts (pourquoi pas réglables) à l’arrière du spoiler, comme l’a fait Rollerblade sur sa série E4.2 et E5.

Les vis de spoiler ne sont pas les seules à se dévisser : les vis qui maintiennent les boucles ont aussi la fâcheuse tendance à se faire la malle. C’est particulièrement vrai pour celles de la boucle de cou de pied, en fait le problème est le même que pour les vis de spoiler : il y a friction entre la boucle de cou de pied et les vis, or cette boucle de cou de pied bouge légèrement d’avant en arrière quand on patine et quand on chausse, du coup ca dévisse les vis … En revanche, un bon point pour le choix des vis, puisqu’elles sont standards : c’est du M4, donc remplaçable dans n’importe quel magasin de bricolage ou grande surface.

 

Le chausson des Seba FR est d’assez bonne qualité et relativement solide. Les épaisseurs de mousses sont différentes en fonction des endroits. On pourra simplement lui reprocher de manquer de flexion, en effet, la tige est très rigide. En revanche, la visserie utilisée sur la coque est mal protégée et finit par abimer l’extérieur du chausson …
Les FR1 sont livrés avec plusieurs talonnettes, permettant ainsi de régler l’inclinaison du pied et de choisir la dureté au niveau du talon.

 

Le maintien du pied se fait par 2 boucles, dont une de type “vitesse” + des lacets. Les boucles ont des leviers en métal et sont fixées par des vis, on peut donc les changer facilement.

La boucle de cou de pied est une boucle micrométrique de type “vitesse”. Ce type de boucle supporte très mal les chocs et casse généralement à la première chute ; par nature ce type de boucle est conçu pour être léger et fin et n’est pas adapté à un patin de freeskate. Accessoirement la force de serrage procurée par ce type de boucle est très faible. A noter que la longueur initiale de la boucle de cou de pied est réglable en dévissant les 2 “rectangles” qui sont sous les vis et en les retournant (tout du moins, Huggy suppose que c’est la fonction de ces “rectangles”).

Le système de laçage n’est pas efficace non plus : le lacet plat utilisé n’arrive pas à coulisser dans les passants, du coup impossible de serrer correctement l’avant du pied. La faute à l’utilisation de passants qui ont un rayon de courbure bien trop petit et qui “agrippent” le lacet, et le lacet plat n’arrange rien dans l’histoire. Regardez comment est fait une coque de Salomon FSK (testée dans l’article): les lacets sont ronds et coulissent librement dans des passants bien étudiés. Accessoirement le serrage des lacets peut être très fastidieux sur les Seba si on veut les faire jusqu’en haut (il faut alors patiemment détendre tous les brins un à un pour pouvoir rentrer ou sortir le pied).

Au niveau de la boucle de spoiler : l’extrêmité de la crémaillère rentre à l’intérieur du spoiler quand on serre la boucle ; jusqu’à là c’est une bonne chose car ca protège la crémaillére lors des chutes. Cette idée existait déjà avant, puisque sur les FSK de Salomon c’est fait pareil. Là où ca ne va pas sur les Seba, c’est que l’emplacement pour ranger la crémaillère dans le spoiler est trop court (voir la photo), du coup la crémaillère vient se coincer entre le spoiler et le chausson quand on serre … et plus on veut serrer, moins on peut serrer, car la crémaillère se coince de plus en plus ! Huggy a d’ailleurs eu beaucoup de mal à serrer correctement pour faire ses mesures). Accessoirement, le mauvais serrage de la boucle du spoiler fait que la jambe bouge beaucoup d’avant en arrière dans le spoiler

En résumé, les Seba FR souffrent d’un serrage totalement inefficace : l’avant du pied flotte (et ça empire avec le temps quand le chausson se tasse) et le mauvais serrage du spoiler crée des blessures sur le bas des jambes.

Au niveau des mesures, le bilan est plutot mauvais : la flexion avant n’est pas terrible, en fait le problème c’est surtout que le spoiler accompagne assez mal la jambe et du coup cette dernière flotte dedans d’avant en arrière (voir la vidéo). La rigidité latérale n’est vraiment pas bonne, toute la coque se déforme quand on fait ce test. A noter tout de même que les FR1 testés par Huggy ont pas mal servi, ce qui peut expliquer un peu les mauvais résultats obtenus (Huggy a fait des comparaisons de performances entre une paire de E4.2 neuve et une paire de E4.2 usée et la rigidité était en baisse d’environ 10% sur la paire usée).

Avec plus de 14mm d’épaisseur à l’avant sans le chausson, ces coques sont très hautes (2x plus épais que des Rollerblade Macro par exemple). La faute principalement à une forme mal étudiée, car les plaques font moins de 9mm d’épaisseur, du coup il était tout à fait possible de réduire la hauteur de l’avant en mettant moins de jeu entre la plaque et le dessous du chausson.

Avec 955g sur la balance pour une taille 25.5cm (estimation), les FR1 sont légèrement moins lourds que des Descender ou les Fusion MX. Le poids est relativement élevé, et ce d’autant plus que les FR1 ne comportent que 2 boucles contre 3 pour les Descender et les Fusion.
Pour étayer ses dires, Huggy a fait une petite qui montre quelques uns des défauts des Seba FR1 :


Test mécanique des rollers Seba FR1 from estrem-dounill on Vimeo.
Test des caractéristiques mécaniques des rollers Seba FR1 avec une jambe artificielle.

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Les Seba FR1 existent en une multitude de couleurs, mais la forme globale reste la même et ils sont facilement reconnaissables à leur coque plastique, leurs 2 boucles et leur slider. Les FR2 sont quasiment identiques aux FR1, les différences se situent au niveau du train roulant (chose dont on n’a que faire en descente vu que tout va être remplacé par une platine 5 roues), de la boucle de spoiler qui a un peu plus de plastique, et des plaques de fixation des platines : les FR1 ont des plaques à 7 trous avec des vis pas standards, les FR2 ont des plaques à 2 trous avec les habituelles vis M6 que tout le monde utilise.

Les coques de FR taillent relativement juste et sont larges à l’avant. Pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante en se fiant à la table donnée en page 2 pour Seba. Sur les Seba FR, chaque coque sert à faire beaucoup (trop) de pointures, du coup si vous avez de la chance, la coque sera proche du pied et si vous n’avez pas de chance, il y aura pas mal de jeu entre le chausson et la coque … La pointure est grosso-modo gravée en pointure UK dans la coque et il peut y avoir des sauts de 2 unités entre chaque coque selon les pointures … C’est pas super sérieux de ne pas avoir fait une taille de coque par centimètre comme le font 99% des fabricants. Voilà le tableau de correspondance entre les pointures et les coques :

 Taille coque "UK" | pointure EU
   2               |  34
   4               |  35, 36, 37
   6               |  38, 39
   7               |  40, 41 (cette taille a été rajoutée en 2008, auparavant les pointures 40 & 41 étaient assurées par la coque en taille 8)
   8               |  42
  10               |  43, 44
  12               |  45, 46, 47

(vous constaterez qu’il n’y a que 7 tailles de coque pour la gamme de pointure 34-47, là ou tous les autres fabricants ont au moins 10 tailles de coque pour cette étendue de pointure …)

Les coques FR1 existent de la pointure 34 à la pointure 47. Si vous avez de très petits pieds, c’est l’une des rares coques avec les Rossignol à commencer à la pointure 34.

La pointures des Seba est normalement facile à trouver : il y a une étiquette cousue dans la languette qui donne toutes les pointures (cm, EU, UK, US, …). Si cette étiquette n’existe plus, il faut sortir le chausson et regarder le fond de la coque : il y a un chiffre gravé qui donne une espèce de pointure UK, avec la table de correspondance donnée en page 2 de l’article.

Seba FR1/FR2 : l’avis d’Huggy en résumé :

A en juger par les commentaires élogieux qu’on peut lire ici et là, les gens ne semblent pas surpris quand ils cassent des coques en deux en faisant du roller, quand ils perdent des vis ou quand ils mettent 2h à enfiler leurs patins. Huggy a testé les FR1 de manière objective et il va avoir du mal à être d’accord avec tout ca : les FR1 sont loins derrière toutes les autres coques testées dans à peu près tous les domaines. A part les plaques de fixation sous la semelle et les sliders sur le coté, ces patins n’ont pas grand chose pour eux : ils sont fragiles, pas rigides, accompagnent mal les mouvements de la jambe, les boucles serrent très mal, les lacets sont une plaie à mettre et ne servent à rien, les patins sont super hauts, lourds, … la liste est longue comme le bras et Huggy ne conseille vraiment pas les FR1 pour la descente. Le seul avantage qu’on peut y voir, c’est la simplicité : vous allez dans n’importe quel magasin et vous ressortez une paire de FR sur laquelle vous n’avez plus qu’à visser la platine. Mais il existe encore à l’heure actuelle des alternatives pour la descente (Twister, Fila NRK, Powerslide Metro, Roxa X-Treme, Roces Metropolis, …, les deux premiers se trouvent normalement assez facilement en magasin). La quasi totalité des descendeurs qui utilisent des Seba en descente ont remplacé les boucles d’origine par des boucles de ski ; c’est le minimum à faire pour pouvoir les utiliser. Entre les FR1 et les FR2, Huggy prendrait plutot les FR2 cars ils utilisent des vis standards et permettent donc de fixer à peu près toutes les platines 5x84mm du marché (le seul inconvénient c’est qu’il y aura moins de possibilités de centrage vu que les FR2 n’ont que 2 trous sur la plaque avant et un trou à l’arrière, mais il est toujours possible d’en faire plus en reperçant la plaque).

Caractéristiques des Seba FR1

Caractéristiques des Seba FR1

  • Mesures mécaniques : 1.2
  • Masse : 2.0
  • Conception mécanique : 0.5
  • Solidité & durée de vie : 2.0
  • Confort : 3.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 1.5
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Sliders sur les cotés
+ Facilité de montage grace aux plaques de fixation sous la coque
+ Chausson plutot correct
+ Réglage de la hauteur du spoiler (6mm)
+ Livrés avec plusieurs talonnettes à placer sous le chausson

- masse un peu trop élevée
- rigidité latérale faible

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 0.5/5

- articulation de spoiler très mal concue
- défaut de conception du spoiler qui agit plus comme un entonnoir que comme un spoiler, créant des frottements et des blessures au niveau du bas de la jambe.
- vis qui se font la malle
- trop peu de tailles de coque pour assurer toutes les pointures (jeu important entre le chausson et la coque selon les pointures)
- utilisation d’une boucle type “vitesse” qui n’a pas assez de force pour serrer efficacement et qui est inadaptée pour un patin de freeskate
- lacets mal concus
- choix d’un plastique cassant, moulages approximatifs, non respect des épaisseurs minimales de moulage
- hauteur avant démentielle
- vis en 5/16″, clef spécifique, le tout introuvable en magasin de bricolage

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 2/5

- avant qui casse
- spoiler qui casse
- plaques de montage des platines qui prennent du jeu, voire s’arrachent
- boucle de cou de pied qui casse
- articulation de spoiler qui s’arrache
- chausson déchiré par la coque

 

Seba High Ligh

Présentation :

Le Seba High est le premier modèle apparu dans la gamme Seba en 2005. Le Seba High Light – testé ici même – est une déclinaison plus légère du Seba High, avec comme principales différences une masse moins élevée, donc, et un chausson qui n’est plus amovible. Au passage le prix passe de 300 à 350€ pour cette déclinaison “Light” du Seba High. Plutot orienté slalom, Huggy a quand même voulu voir ce que valait ce modèle pour la descente. Le modèle testé est un modèle 2013.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Seba (France – fabrication en Chine)
  • Modèle : High Light (modèle 2013)
  • Masse (taille 25.5cm) : 920g
  • Hauteur avant / arrière : 15.2mm / 32.2mm (mesures avec le chausson car il n’est pas amovible)
  • Flexion latérale initiale / retour : 3.4° / 2.0°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 2.8 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -6°
  • Hauteur articulation interne / externe : 90-96mm / 82-88mm (6mm de réglage)
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 158mm / 163mm
  • Rareté : rollers toujours fabriqués
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 350€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 2.5

Conception mécanique & mesures :

La qualité de fabrication est légèrement meilleure que sur le FR1, mais ca reste quand même très en dessous de ce qu’a pu produire l’industrie du roller. Les rollers Seba sont fabriqués en Chine et ca se voit sur la qualité de fabrication : regardez les photos (ci dessous) du spoiler par exemple : on voit des défauts de moulage et on a l’impression que le plastique a été fondu à la main ! Jamais Huggy n’a vu ca sur une paire de Rollerblade, ou de Rossignol pour ne citer qu’eux. Il en résulte que le spoiler a la facheuse tendance à s’arracher au niveau des boucles.
Pour continuer sur une note un peu plus positive, la présence de “sliders” (pièces amovibles sur le coté) qui permettent d’éviter de trouer la coque en cas de chute est une bonne chose, surtout quand on apprend à slider … L’ensemble des boucles est interchangeable facilement puisqu’elles sont toutes fixées par des vis. Ca aussi c’est un bon point et très peu de fabricants font pareil. Les plaques sous les coques avec 7 trous taraudés sont aussi une bonne idée, ca permet d’échanger rapidement la platine, de la positionner de manière optimale et ca rigidifie le dessous de la coque. Là où c’est moins bon c’est dans le choix des taraudages : les High Light utilisent des vis US en 5/16-18 de pouces, soit environ 8mm, pas de 1.41mm ; ces vis sont quasiment introuvables en Europe, adieu les montages custom où vous avez besoin de vis un peu spéciales pour monter des platines pas communes (par exemple des Salomon avec une cale d’1cm à l’arrière). Les platines avec des trous oblongs qui font moins de 8mm de large ne pourront pas se monter non plus, ainsi que les platines dont l’entraxe ne fait pas pile 165mm … (Proskate 5x84mm & 5x90mm, Rossignol Descender, Zandstra, …). Le problème est identique que sur les FR1, voir le test des FR1 pour avoir l’avis complet d’Huggy sur ce sujet.
Parlons des articulation de spoiler … pour faire court, la facon dont c’est concu fait que les vis de spoiler vont toujours finir par se dévisser ! Là aussi le problème a été évoqué en détail par Huggy dans le test du Seba FR1, se reporter à ce test pour avoir les informations détaillées. Huggy ajoutera simplement que le problème est encore pire que sur les FR1, puisque les dents de la rondelle de spoiler abiment et déchirent le skaï de la coque en frottant contre (voir la photo ci-dessous). Les vis de spoiler ne sont pas les seules à se dévisser : les vis qui maintiennent les boucles ont aussi la facheuse tendance à se faire la malle. C’est particulièrement vrai pour celles de la boucle de cou de pied, en fait le problème est le même que pour les vis de spoiler : il y a friction entre la boucle de cou de pied et les vis, or cette boucle de cou de pied bouge légèrement d’avant en arrière quand on patine et quand on chausse, du coup ca dévisse les vis …

 

Le chausson des Seba High Light est d’assez bonne qualité et semble relativement solide, et heureusement car ce chausson ne s’enlève pas, du coup s’il est foutu vous pouvez jeter la coque complète. Les épaisseurs de mousses sont différentes en fonction des endroits. Comme sur les FR1, la visserie utilisée sur la coque est mal protégée et finit par abimer l’extérieur du chausson … c’est dommage de ne pas y avoir pensé, surtout que si on observe bien ce qui est fait dans les autres marques, tous les rivets / vis sont entourés d’excroissances dans le plastique pour ne pas blesser le chausson, il suffisait de copier.

 

Le maintien du pied se fait par 2 boucles, dont une de type “vitesse” + un strap à l’avant du pied + des lacets. Les boucles ont des leviers en métal. Les boucles sont fixées par des vis, on peut donc les changer facilement, et c’est tant mieux, car elles cassent très souvent ; sur le patin de test d’Huggy, la boucle de spoiler du pied droit a d’ailleurs du être remplacée.

La boucle du cou de pied qui est de type “vitesse” (montée sur les chaussons bas habituellement) a été concue pour être légères et fine, certainement pas pour résister aux chocs. Accessoirement la force de serrage procurée par ces boucles de type vitesse est faible, heureusement le dessus de la coque des High Light est relativement souple, du coup on arrive quand même à serrer (en tout cas bien mieux que sur les FR1).

Le système de laçage est lui aussi mal concu : le lacet plat utilisé n’arrive pas à coulisser dans les passants, du coup, il est très fastidieux de serrer efficacement le pied. La faute à l’utilisation de passants qui ont un rayon de courbure bien trop petit et qui “agrippent” le lacet ; et le lacet plat n’arrange rien dans l’histoire. Regardez comment est fait une coque de Salomon FSK (testée dans l’article), vous comprendrez tout de suite comment concevoir un bon système de laçage : les lacets sont ronds et coulissent librement dans des passants bien étudiés.

Enfin, il y a aussi un défaut de conception au niveau du spoiler : l’extrémité de la crémaillère rentre à l’intérieur du spoiler quand on serre la boucle ; jusqu’à là c’est une bonne chose car ca protège la crémaillère lors des chutes. Cette idée existait déjà avant, puisque sur les FSK de Salomon c’est fait pareil. Là où ca ne va pas sur les Seba, c’est que l’emplacement pour ranger la crémaillère dans le spoiler est trop court (voir les photos), du coup la crémaillère vient se coincer entre le spoiler et le chausson quand on serre … et plus on veut serrer, moins on peut serrer, car la crémaillère se coince de plus en plus ! Bref, c’est super mal concu et c’est quasi impossible d’avoir un serrage puissant avec la boucle du haut.

Par rapport aux FR1, le serrage est quand même plus efficace car la coques des High est plus souple sur le dessus, mais ca reste mauvais par rapport à une paire de Rollerblade Fusion ou même de Salomon FSK. Le confort est lui aussi meilleur que sur les FR1, le pied ne flotte pas à l’avant ; en revanche on a toujours le problème du haut du chausson qui taille le bas du mollet, tout ca à cause de la boucle du spoiler qui est inefficace et qui fait que la jambe bouge beaucoup d’avant en arrière dans le spoiler.

 

Au niveau des mesures, le bilan n’est pas si mal et c’est la coque la plus homogène testée chez Seba. La flexion avant est plutot correcte, reste simplement le problème récurrent chez Seba du spoiler accompagne assez mal la jambe. La rigidité latérale est elle aussi plutot bonne, voire très bonne (et très largement au dessus des FR1, il n’y a pas de déformation de toute la coque comme c’est le cas sur les FR). A noter que la coque testée avait déjà plusieurs heures de route, ce qui peut fausser un légèrement les mesures.

Avec plus de 15mm d’épaisseur à l’avant sans le chausson, ces coques sont de véritables échasses, mais il ne faut pas perdre de vue que Huggy n’a pas pu enlever le chausson pour faire la mesure ; la hauteur réélle est donc légèrement moindre (mais ca reste quand même beaucoup trop).

Avec 920g sur la balance pour une taille 25.5cm, les High Light sont dans la moyenne. La dénomination “Light” est un peu usurpée, mais les High Light pesent environ 50g de moins que les Descender ou les Rollerblade Fusion MX.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Les Seba High se reconnaissent aux morceaux de cuir / skaï disposés tout autour de la coque, mais il n’est pas évident de faire la différence entre les High normaux (chausson amovible) et les High Light (chausson non amovible) au premier coup d’oeil.

Les coques de High taillent relativement juste. Pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante en se fiant à la table donnée en page 2 pour Seba. Sur les Seba High, Huggy ignore combien de pointures sont faites avec une coque (rappelons que sur les FR1, chaque coque sert à faire beaucoup trop de pointures et du coup certaines tailles ont beaucoup de jeu entre le chausson et la coque).

Les coques de Seba High existent de la pointure 34 à la pointure 47. Si vous avez de très petits pieds, c’est l’une des rares coques avec les Rossignol à commencer à la pointure 34.

La pointures des Seba est normalement facile à trouver : il y a une étiquette cousue dans la languette qui donne toutes les pointures, voir la photo (cm, EU, UK, US, …).

 

Seba High Light : l’avis d’Huggy en résumé :

Les Seba High sont à la base plutot des patins de slalom, pourtant au niveau mécanique ils s’en sortent plutot bien et en tout cas beaucoup beaucoup mieux que les FR1 qui sont censés être des coques de freeskate. C’est probablement les coques les plus homogènes et les plus appropriées pour faire de la descente dans la gamme Seba ; les Igor en carbone sont certes plus rigides latéralement, mais ce n’est pas vraiment nécessaire, d’autant que la flexion avant des Igor est catastrophique. Bref, ces High Light pourraient presque plaire à Huggy s’ils n’avaient pas tous ces défauts de fabrication / conception. Car c’est bien là que ca se gâte : au niveau des mesures c’est bon, mais au niveau conception c’est pas terrible, les articulations de spoiler sont mal concues et usinent le skaï de la coque, les spoilers cassent, les boucles sont très fragiles, la hauteur à l’avant est insupportable, les lacets sont très pénibles à mettre, … Bref, disons que si on fait abstraction de tous les défauts de fabrication et de conception, ces coques peuvent convenir pour la descente et c’est probablement les meilleures de la gamme Seba. Huggy n’a pas testé les High normaux (les pas “Light”), mais à choisir comme ca, il prendrait plutot des High normaux car le chausson est amovible et en plus ils sont 50€ moins chers !

notes_seba_high_light

  • Mesures mécaniques : 2.6
  • Masse : 2.3
  • Conception mécanique : 1.0
  • Solidité & durée de vie : 3.5
  • Confort : 3.5
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 2.5
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Sliders sur les cotés
+ Facilité de montage grace aux plaques de fixation sous la coque
+ Chausson plutot correct
+ Réglage de la hauteur du spoiler (6mm)

- Chausson pas amovible ; si le chausson est abimé, vous pouvez jeter vos rollers …

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 1/5

- articulation de spoiler très mal concue
- défaut de conception du spoiler qui agit plus comme un entonnoir que comme un spoiler, créant des frottements et des blessures au niveau du bas de la jambe.
- vis qui se font la malle
- boucles qui n’ont pas assez de force pour serrer efficacement
- lacets mal concus
- choix d’un plastique cassant pour le spoiler, moulages approximatifs
- hauteur avant démentielle
- vis en 5/16″, clef spécifique, le tout introuvable en magasin de bricolage.

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- spoiler qui casse
- boucles qui cassent
- articulation de spoiler qui arrache la toile de la coque

 

Seba Igor

Présentation :

C’est le haut de gamme de chez Seba, officiellement concu avec l’avis du slalomeur Igor Cheremetieff. La coque ainsi que le spoiler sont tout en carbone, pour allier précision et légèreté. Il existe une déclinaison descente de ce modèle, le Igor Downhill, qui est simplement un Igor normal avec une platine Seba Downhill montée en 5x90mm ; il était donc tout naturel que Huggy teste ce patin dans son comparatif. Curieusement la version Downhill du Igor semble vendue au même prix, voire moins cher que le Igor normal ! Le modèle testé dans l’article est un Igor 2009.

Caractéristiques générales :
  • Marque : Seba (France – fabrication en Chine)
  • Modèle : Igor
  • Masse (taille 25.5cm) : 920g (estimation) – 975g (taille 27.5cm)
  • Hauteur avant / arrière : 13mm / 32.2mm (mesures avec le chausson)
  • Flexion latérale initiale / retour : 2.2° / 1.6°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 4.5 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -20°
  • Hauteur articulation interne / externe : 90mm / 90mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 160mm / 154mm
  • Rareté : rollers toujours fabriqués
  • Prix de vente moyen constaté (neuf) : 550€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 2.3

Conception mécanique & mesures :

Contrairement aux deux autres paires de Seba testées, là la qualité de fabrication est plutot bonne, Huggy n’a pas spécialement vu de défauts au niveau du carbone ou du cuir, donc c’est plutot un bon point. Le carbone, parlons en : Huggy s’est bien sur empressé de vérifier que c’était bien du carbone qui était utilisé et pas de la fibre de verre (pratique assez courante chez les fabricants de roller que d’annoncer une coque en carbone alors qu’en fait elle est en fibre de verre – matière beaucoup moins chère et aussi beaucoup plus lourde). Comment on fait ? C’est simple, Huggy a ressorti ses instruments de mesure de masse volumique (voir l’article sur les platines) et il a vérifié la masse volumique du spoiler, verdict : 1.6kg/L, soit très proche de la masse volumique du carbone (la masse volumique de la fibre de verre étant beaucoup plus élevée). Donc pas de mensonge de ce coté là, la matière utilisée est très probablement du carbone, en tout cas pour le spoiler. A noter quand même que Huggy a entendu parler de spoilers qui cassent sur les Igor, et en utilisation descente un des spoiler s’est fendu en deux au niveau de l’arrière (voir la photo).
Comme pour les autres modèles de la gamme, on apprécie la présence de “sliders” (pièces amovibles sur le coté) qui permettent d’éviter de trouer la coque en cas de chute est une bonne chose, surtout quand on apprend à slider … On apprécie également le fait que l’ensemble des boucles est interchangeable facilement puisqu’elles sont toutes fixées par des vis. Ca aussi c’est un bon point et très peu de fabricants font pareil.

Parlons des choses qui fachent maintenant : les articulations de spoiler sont concues n’importe comment. Même s’il n’y a pas la “rondelle” de réglage présente sur les FR et les High, la solution retenue pour faire l’articulation est encore une fois mauvaise : le spoiler est maintenu par 2 vis en pouce (5/16-24), et il y une espèce d’entretoise épaulée en caoutchouc qui fait l’interface entre la vis et le spoiler carbone (voir les photo ci-dessous). Déjà, première remarque : ca ne sert pas à grand chose d’avoir un spoiler en carbone si c’est pour mettre des entretoise en caoutchouc qui rajoutent du jeu au niveau de la fixation du spoiler (l’entretoise fait 4mm de plus en diamètre que la vis, donc on rajoute potentiellement un jeu de 4mm en latéral si le caoutchouc s’écrase bien). Mais le problème principal n’est pas là. Le problème principal est que encore une fois il y a friction entre le spoiler et les vis, en d’autres termes, la vis est entrainée en rotation par les mouvements de flexion avant-arrière du spoiler. Il arrive ce qui doit arriver : les vis de spoiler, se dévissent plus ou moins rapidement … La seule réponse de Seba face à ce problème est de mettre du frein filet, alors qu’il faut revoir la conception de l’articulation (le problème est le même sur toute la gamme Seba avec spoiler articulé). Une des solution envisageable est d’utiliser une vis avec un épaulement ; vis qui vient se bloquer contre l’écrou qui est la coque ; on résout ainsi 2 problèmes d’un coup : déjà la vis est bloquée contre quelque chose de fixe (l’écrou, au lieu du spoiler qui est mobile), et en plus on a un jeu fonctionnel entre la vis et la coque qui permet d’éviter les frottements entre le spoiler et la vis. Bref, la solution n’est pas compliquée, il faut juste faire faire une vis épaulée et le problème est réglé (accessoirement il serait judicieux d’utiliser des vis au pas métrique au lieu d’un pas américain). Autre problème : le spoiler repose sur le cuir du chausson sur les coté, zone qui est loin d’être plane et rigide (voir les photos ci dessous). Il en résulte que le spoiler a beaucoup de mal à bouger d’avant en arrière (le phénomène est encore accentué par le fait que le chausson n’est pas du tout flexible). A noter que les Igor sont éventuellement prévus pour rouler sans spoiler. Les vis de spoiler ne sont pas les seules à se dévisser : les vis qui maintiennent les boucles ont aussi la fâcheuse tendance à se faire la malle. C’est particulièrement vrai pour celles de la boucle de cou de pied, en fait le problème est le même que pour les vis de spoiler : il y a friction entre la boucle de cou de pied et les vis, or cette boucle de cou de pied bouge légèrement d’avant en arrière quand on patine et quand on chausse, du coup ca dévisse les vis …

Les plaques sous les coques avec 7 trous taraudés sont une bonne idée, ca permet d’échanger rapidement la platine, de la positionner de manière optimale et ca rigidifie le dessous de la coque. Là où c’est moins bon c’est dans le choix des taraudages : les Igor utilisent des vis US en 5/16-18 de pouces, soit environ 8mm, pas de 1.41mm ; ces vis sont quasiment introuvables en Europe, adieu les montages custom où vous avez besoin de vis un peu spéciales pour monter des platines pas communes (par exemple des Salomon avec une cale d’1cm à l’arrière). Les platines avec des trous oblongs qui font moins de 8mm de large ne pourront pas se monter non plus, ainsi que les platines dont l’entraxe ne fait pas pile 165mm … (Proskate, Rossignol Descender, Zandstra, …). Le problème est identique que sur les FR1, voir le test des FR1 pour avoir l’avis complet d’Huggy sur ce sujet.

 

Le chausson des Seba Igor n’est pas amovible, donc s’il s’abime vous pouvez jeter votre coque à 550€ … (à priori les Seba High carbone avaient pour leur part un chausson amovible, mais le modèle est arrêté si les informations d’Huggy sont exactes). Les avis sont partagés sur ce chausson : certains disent qu’il est bien confortable et qu’il dure longtemps ; d’autres disent exactement le contraire … Une chose est sure en revanche : comme sur les autres modèles Seba, les écrous de fixation des boucles viennent frotter contre le chausson et l’abiment ! Sur un patin à plus de 500€, c’est un détail qui fache que de se retrouver avec un chausson troué à cause de problèmes de conception aussi simples à résoudre … L’autre problème de ce chausson est son gros manque de flexion avant, et là dessus les avis sont unanimes (avis qui seront d’ailleurs confirmés par les mesures d’Huggy). Le confort de patinage s’en ressent forcément, Huggy a donc mis une mauvaise note de confort aux Igor.

Le maintien du pied se fait par 2 boucles de type “vitesse” + un strap à l’avant du pied + des lacets. Les boucles ont des leviers en métal et sont fixées par des vis, on peut donc les changer facilement, et c’est tant mieux, car elles cassent très souvent.

Parlons des boucles : elles sont hyper fragiles et totalement inefficaces sur une coque hyper rigide en carbone. Le problème se situe au niveau du choix du matériel : les boucles sont du type micrométrique, montée sur les chaussons bas habituellement. C’est boucles sont concues pour être légères, mais en contrepartie elles supportent très mal les chocs et cassent généralement à la première chute. C’est donc une très mauvaise idée d’avoir monté ca sur un patin typé slalom/freeskate. Accessoirement la force de serrage procurée par ce type de boucle est très faible.

Le système de lacage est lui aussi mal concu : le lacet plat utilisé n’arrive pas à coulisser dans les passants, du coup, impossible de serrer efficacement le pied. La faute à l’utilisation de passants qui ont un rayon de courbure bien trop petit et qui “agrippent” le lacet, et la rigidité de la coque en carbone n’arrange rien dans l’histoire.

Huggy a eu un mal fou à obtenir un serrage correct de son pied d’essai avec cette coque. La plupart des descendeurs remplacent ces boucles par des boucles de ski qui permettent un serrage efficace et qui sont autrement plus solides

 

Au niveau des mesures, le bilan est très disparate : le spoiler en carbone apporte vraiment quelque chose en rigidité, puisque les Igor ont la meilleure rigidité latérale, et de loin, donc précision extrême en latéral ! En revanche la flexion avant est catastrophique : quasiment la pire du comparatif (seule la coque de street avec spoiler bloqué est derrière) ! Les Igor n’ont aucune flexion avant : on sent une véritable barre quand on patine, les avis sont unanimes là dessus et c’est totalement confirmé par les tests mécaniques. C’est d’autant plus confirmé, que le spoiler ne bouge pas d’un iota quand on fléchit la jambe : il s’incline de 2 petits degrés pour une inclinaison de jambe de 20° ! La faute à trois problèmes : un chausson trop rigide, un spoiler qui frotte et qui accroche contre le cuir de la coque et une boucle incapable de fournir un serrage efficace. Nombre de patineurs ont des blessures sur le bas des jambes à cause des frottements engendrés par ce spoiler qui ne fléchit pas.

Pour illustrer ces problèmes de flexion, Huggy vous a fait une petite vidéo comparative entre les Igor et des Rollerblade Fusion MX :


Flexion avant rollers Seba Igor vs Rollerblade Fusion MX from estrem-dounill on Vimeo.

Avec environ 13mm d’épaisseur à l’avant, les Igor sont hauts ; même s’il ne faut pas perdre de vue que Huggy n’a pas pu enlever le chausson pour faire la mesure ; la hauteur réelle est donc légèrement moindre (mais ca reste quand même trop par rapport aux autres).

Avec 920g sur la balance pour une taille 25.5cm (estimation), les Igor sont dans la moyenne, mais on s’attendait à beaucoup mieux avec une coque en carbone.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Les Seba Igor se reconnaissent grace à leur coque tout en carbone et aux inscriptions Igor inscrites sur le coté et à l’arrière de la coque.

La pointures des Seba est normalement facile à trouver : il y a une étiquette cousue dans la languette qui donne toutes les pointures, voir la photo (cm, EU, UK, US, …).

La table de correspondance des pointures est donnée en page 2 pour Seba. Sur les Seba Igor, Huggy ignore combien de pointures sont faites avec une coque (rappelons que sur les FR1, chaque coque sert à faire beaucoup trop de pointures et du coup certaines tailles ont beaucoup de jeu entre le chausson et la coque).

Les coques de Seba Igor existent de la pointure 34 à la pointure 46. Si vous avez de très petits pieds, c’est l’une des rares coques avec les Rossignol à commencer à la pointure 34.

 

Seba Igor : l’avis d’Huggy en résumé :

Certes le carbone apporte un réel plus au niveau rigidité latérale, certes la finition et la solidité est bien meilleure que sur les FR1 et les High, mais, la flexion avant est catastrophique et il est quasiment impossible de patiner correctement avec ces coques (sauf à rouler desserré), du coup pour les relances en descente c’est pas terrible. Accessoirement, comme sur les autres modèles de la gamme Seba, les boucles sont sous dimensionnées et très fragiles, les lacets sont inefficaces et le spoiler accompagne très mal la jambe. Donc si vous voulez utiliser ces coques en descente, il faudra impérativement remplacer les boucles d’origine par des boucles de ski. Autre remarque : le spoiler ne monte pas très haut et est très ouvert à l’arrière. Si on comprend très bien l’intérêt pour le slalom, ce n’est pas une bonne chose pour la descente. En résumé, Huggy trouve ces coques pas assez homogènes pour la descente et dans la gamme Seba il lui préfère les Seba High, qui sont certes moins rigides latéralement, mais qui ont une bonne flexion avant et qui sont aussi beaucoup moins chers !

notes_seba_igor

  • Mesures mécaniques : 2.0
  • Masse : 2.3
  • Conception mécanique : 1.5
  • Solidité & durée de vie : 3.5
  • Confort : 2.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 2.3
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Rigidité latérale exceptionnelle grâce au carbone
+ Sliders sur les cotés
+ Facilité de montage grace aux plaques de fixation sous la coque

- Prix très élevé
- Chausson pas amovible ; si le chausson est abimé, vous pouvez jeter vos rollers à 550€ …
- Spoiler potentiellement cassant, au moins en utilisation descente

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 1.5/5

- articulation de spoiler très mal concue
- défaut de conception du spoiler/de la coque qui empêche toute flexion avant correcte
- vis qui se font la malle
- boucles qui n’ont pas assez de force pour serrer efficacement
- lacets mal concus
- hauteur avant trop élevée
- vis en 5/16″, clef spécifique, le tout introuvable en magasin de bricolage.

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- boucles qui cassent
- articulation de spoiler qui vient abimer le cuir de la coque
- chausson déchiré les vis de spoiler

 

5.8/ Tecnica

Tecnica CT7

Présentation :

Les CT7 étaient quasiment le modèle le plus haut de gamme de chez Tecnica. C’est un patin “vitness” de la fin des années 1990 ; les premiers modèles sont probablement sortis en 1997 (sans certitude).

Caractéristiques générales :
  • Marque : Tecnica (Italie – fabrication en Italie)
  • Modèle : CT7 (Crosstech 7)
  • Masse (pour taille 25.5cm) : 870g
  • Hauteur avant / arrière : 9.7mm / 20.2mm
  • Flexion latérale initiale / retour : 4° / 1.8°
  • Couple nécessaire à une flexion avant de 20° : 3.2 m.kg
  • Angle du spoiler avec une flexion de 20° :
  • Angle de flexion arrière : -5°
  • Hauteur articulation interne / externe : 70mm / 70mm
  • Hauteur boucle haute / arrière spoiler : 144mm / 217mm
  • Rareté : ces coques sont trouvables en étant un peu patient
  • Prix de vente moyen constaté (occasion) : 45€
  • Conseillée pour la descente (moyenne /5) : 3.7

Conception mécanique & mesures :

La conception globale est plutot réussie, les plastiques sont de qualité et la semelle est renforcée avec du carbone (dixit Tecnica). Il y a une plaque en plastique entre le talon et le chausson qui sert à gommer les aspérités du fond de la coque. Les articulations de spoiler sont bien concues avec une rondelle de renfort au niveau du rivet. Les spoiler montent très haut et ont en un strap en plus de la boucle, le maintien de la jambe est donc optimal. L’arrière de la base de la coque remonte très haut et est très peu ouvert par rapport aux autres marques. En résumé, ces coques n’ont pas particulièrement de point faible mécanique.

 

Le chausson est de bonne facture : épaisseurs de mousses différentes pour les malléoles, aérations, renforts aux endroits les plus sollicités. Ces rollers sont confortables, on se sent simplement bridé pour patiner efficacement à cause du manque de flexion avant évoqué ci après.

 

Le maintien du pied se fait par 3 boucles + un strap en partie haute. Les boucles sont partiellement métalliques (levier) et la boucle haute a un système de verrouillage qui évite toute ouverture intempestive. Le levier de ces boucles est relativement solide, le système de réglage l’est un peu moins, heureusement il est placé sur le dessus. Les boucles sont assez pratiques ; on regrettera seulement que ce système de boucle ne permette pas de garder le précédent réglage (il faut tout re-régler à chaque fois qu’on chausse). La partie crémaillère des boucles est interchangeable sans percage, et est probablement compatible avec les boucles des Twister de Rollerblade. La partie levier des boucles est maintenue par 2 rivets, ce qui est plutot un bon point au niveau solidité. Les capteurs de pression installés sur le pied de test montrent que le serrage du pied n’est pas aussi fort que celui qu’on peut obtenir avec des boucles de Descender ou de E5 (mais il est largement suffisant pour une utilisation normale).

 

Au niveau des mesures, le bilan est plus mitigé : la rigidité latérale est excellente, mais c’est au détriment de la flexion avant. En clair, ces coques vont vous empêcher de patiner correctement car vous ne pourrez pas fléchir la jambe d’avant en arrière (c’est particulièrement vrai quand on serre fort les boucles : le spoiler ne revient pas facilement en position d’origine et le patinage devient vite fatiguant). On appréciera en revanche le maintien de la jambe qui est exceptionnel : le spoiler des CT7 est celui qui accompagne le mieux les mouvements de la jambe.

Avec 9.7mm, l’épaisseur de la coque à l’avant est dans la moyenne basse, ce qui est plutot un bon point. Accessoirement, la solidité de la semelle permet repercer la coque sans soucis pour positionner au mieux la platine.

Avec 870g, le poids est également dans la moyenne ; à taille égale, un Descender fait environ 100g de plus et un E5 50g de moins.

 

Reconnaitre le modèle & Vérifier la pointure :

Le modèle est facile à reconnaitre : les CT7 sont les seuls à avoir 3 boucles ET un stap. Les autres modèles ont soit des lacets, soit pas de straps. La platine d’origine est en aluminium. D’autres détails permettent d’identifier les CT7 au premier coup d’oeil : le “7″ sérigraphié sur le coté de la coque avec un rond rouge “C” et “T” de part et d’autre. Il existe également des PS7 avec un logo similaire, mais il n’y a qu’un seul rond rouge, et accessoirement le strap n’est pas présent et la platine est en plastique. Les CT7 ont existé en 3 couleurs : orange pétant (le plus courant), violet et noir.

Les coques Tecnica taillent relativement juste ; pour choisir la bonne pointure, il faut donc mesurer votre pied en cm, et prendre la pointure correspondante. Il y a une taille de coque par centimètre. Chaque coque sert à faire la pointure et la demi pointure en dessous. Par exemple, une coque notée “6 1/2″ = 25.5cm (voir tableau de correspondance Tecnica), va servir à faire les pointures 25.5cm et 25cm (la différence entre les 2 pointure est probablement obtenue par changement de l’épaisseur de la semelle du chausson). En d’autres termes, si vous voyez écrit pointure 25cm, vous pouvez en déduire que la coque est en “6 1/2″ UK.

Les pointures Tecnica CT commencent à 23cm (très rare) et finissent probablement à 31.5cm (sans certitude).

La méthode la plus simple pour vérifier la pointure est de regarder s’il y a encore les étiquettes. D’origine il y a une étiquette à l’avant et une étiquette à l’arrière de la coque. L’étiquette donne la pointure UK, suivie de la pointure en centimètre.

Si les étiquettes ne sont plus présentes, il faut retirer le chausson et regarder ce qui est gravé sur la partie haute de la base de la coque : rappel : Tecnica grave ses coques en pointure UK ! Sur la photo ci dessous, il est marqué CT 6.5 DX3 ; la pointure UK est donc 6.5, soit 25.5cm (attention à bien regarder le texte gravé sur la coque et pas sur le spoiler !).

Enfin, si les rollers sont relativement neufs, il est possible de trouver la pointure UK sur l’extérieur du chausson ; voir la photo.

 

Tecnica CT7 : l’avis d’Huggy en résumé :

Les CT7 sont réputés en descente et cette réputation n’est pas surfaite : ces coques sont rigides, solides et elles ont un excellent maintien. Les chaussons sont de bonne facture, la masse de la coque est dans la moyenne et le montage des platines est relativement aisé. Mais, elles ont quand même un défaut de taille : la flexion avant-arrière est mauvaise, ce qui empêche tout patinage efficace, donc gare aux descentes où il y a beaucoup de relance : ces coques ne seront pas performantes. C’est ce défaut qui fait que Huggy n’aime pas trop ces coques en descente.

notes_tecnica_CT7

  • Mesures mécaniques : 3.5
  • Masse : 2.8
  • Conception mécanique : 4.0
  • Solidité & durée de vie : 4.5
  • Confort : 3.0
  • Conseillée pour la descente (moyenne) : 3.7
Points forts, points faibles et détail des notes :

Les + et les – :

+ Très bon maintien
+ Solidité
+ Chausson de qualité

Points faibles pour la conception (chaque ligne enlève 0.5 point) : 3.5/5

- manque de flexion avant (mauvaise conception du spoiler)
- boucles perfectibles

Points faibles pour la solidité (chaque ligne enlève 0.5 point) : 4.5/5

- système de réglage des boucles un peu fragile

 

6/ Conclusion : les choix estrem dounill

Indépendamment de la Descente qui est un marché ultra-confidentiel qui n’intéresse personne, la conclusion à laquelle on arrive après cet article, c’est que la production actuelle de rollers est le reflet du déclin de cette discipline. Les gros fabricants ont arrêté une activité pas assez rentable, et depuis la qualité est en baisse, les prix en hausse et l’innovation en panne. Même Rollerblade, pourtant pionnier et très inventif par le passé n’a plus que des modèles insipides depuis son rachat par Tecnica en 2003. Où sont passés les modèles d’exception comme les Rollerblade Coyote, les Rossignol Descender ou les Rollerblade Fusion MX ? Où sont les coques en bi-injection plastique (Rollerblade Ex) ? Les boucles à mémoire ? Les chaussons avec renforts métalliques ? Les semelles renforcées en carbone ? …

Huggy est désolé de voir qu’aucune paire actuelle n’arrive à la cheville des anciennes paires ; maintenant tout est dans le paraitre et rien dans la technique … or ce n’est pas des chaussures de ville qu’on achète là ; la conception mécanique compte et se doit d’être de qualité, pour la sécurité, le confort, la précision, … certes la technique ne se voit pas au premier coup d’oeil, certes les patins bling-bling attirent plus l’oeil du patineur lambda que les poulies dans le système de laçage des Fusion 10k, mais la technique est primordiale et les fabricants actuels semblent l’oublier un peu trop facilement. Les rollers actuels ressemblent plus à un assemblage de pièces venant toutes des mêmes usines Chinoises qu’à des créations originales et ingénieuses. A peu près toutes les coques actuelles ne sont que poudre aux yeux, on vous rajoute des couleurs par ci par là et on veut vous faire avaler qu’il y a de l’innovation et qu’ils sont meilleurs qu’avant.

Huggy n’est d’ailleurs pas le seul à arriver à cette conclusion ; Daniel Ladurner (champion du monde de descente 2013) déclarait lors d’une interview sur le site de l’IIDA : “What’s your current downhill setup? Boot: Rollerblade (about 10 years old [ndr E7 or E9]) [...] tried some new boots (for example soft-boots from Seba or Rollerblade) in the last years, but the old one is the best one”. Traduction libre : “Quel est ton montage de descente actuel? Coques : Rollerblade (environ 10 ans d’age [ndr E7 ou E9]) [...] j’ai essayé des coques récentes (par exemple des coques semi-rigides de Seba ou Rollerblade) ces dernières années, mais les vieilles coques sont les meilleures“.

Par ailleurs, le prix des coques actuelles atteint parfois des sommets comparé aux modèles d’époque (voir le tableau des mesures en bas de page), et c’est difficilement explicable car la qualité et la technique ont baissé. En plus la fabrication ne se fait plus en Europe comme c’était le cas il y a encore 10 ans, mais en Chine pour 90% des fabricants actuels ; pays connu pour avoir un coût de main d’œuvre notoirement plus bas qu’en Europe.

Face à ce constat amer et désolant, Huggy a divisé ses recommandations de choix de coques pour la descente en deux parties : les coques intemporelles et les coques actuelles.

La note finale attribuée par Huggy est la moyenne pondérée sur les 5 points énumérés dans la première partie de l’article : les mesures physiques, la conception mécanique, la solidité, la masse et le confort.

notes_estrem-dounill

6.1/ S’il devait choisir la meilleure coque de descente, Huggy prendrait …

Non seulement les anciennes coques sont nettement meilleures que les actuelles, mais en plus elles sont beaucoup moins chères – marché d’occasion oblige – et il n’est pas rare qu’on puisse acheter une dizaine de paires d’exception comme les Rollerblade Fusion MX pour le prix d’une paire neuve actuelle : c’est beaucoup mieux et c’est 10x moins cher que ce qui se fait maintenant ! Huggy ne va pas hésiter longtemps pour faire son choix !
Dans la gamme des coques “intemporelles”, Huggy choisirait :

  1. Des Rollerblade E3, E7 ou E5 parce qu’elles incarnent la quasi perfection ! Grand vainqueur de ce comparatif, c’est les coques qui représentent le meilleur compromis dans tous les domaines, elles n’ont quasiment aucun défaut que ce soit au niveau patinage, solidité, masse, confort, …
  2. Des Rollerblade Macro pour leur excellent rapport performance / prix et leur légèreté.
  3. Des Rollerblade Fusion pour leur maintien exceptionnel, leur confort et leur conception mécanique inégalés.
  4. Des Rossinol Descender pour leur confort et leur solidité.
  5. Des Tecnica CT7 pour le maintien hyper ferme du spoiler.
  6. Des Rossignol Roadster / Bandit / Distance pour leur facilité de montage et leur prix très bas.

Il y a un certain nombre d’autres paires qui sont également très bien pour la descente : les notes attribuées par Huggy permettent de se faire une bonne idée des coques à utiliser pour cette pratique. Certes les goûts (et les couleurs) peuvent varier, mais globalement les avis d’Huggy sont assez partagés au sein de la communauté des descendeurs.

6.2/ S’il devait choisir une coque actuelle pour la descente, Huggy prendrait …

Etant donné qu’aucune paire actuelle n’est exempt de défauts, Huggy a mis sur un pied d’égalité plusieurs paires et vous laisse faire votre choix en fonction de vos critères personnels :

  1. 1ers ex-æquo :
    Si un peu de bricolage ne vous fait pas peur …
    alors Huggy conseille :

    • Des Roxa X-Treme, parce qu’ils ont une flexion avant-arrière exceptionnelle, sont économiques et utilisent deux vraies boucles et un strap. Mais attention, comme expliqué dans le test de ce modèle, il faut impérativement renforcer la semelle de cette coque avec des cales en métal, sans quoi vous risquez de vous tuer tant les embases manquent de rigidité. Le choix d’Huggy est également conditionné à la bonne tenue du spoiler dans le temps, et pour le moment Huggy n’a pas assez de retours là dessus.
    • Des Roces Metropolis, parce qu’ils sont bien concus, ont les plaques de renfort des embases intégrées, qu’ils sont solides et qu’ils utilisent une boucle solide et à mémoire au niveau du spoiler. Là encore, il est impératif de modifier la coque pour descendre en toute sécurité, en effet, par défaut la platine est uniquement attachée aux cales et pas à la coque ! (voir la section concernant le test de ce modèle)

    Si au contraire vous cherchez un modèle clef en main …
    alors Huggy conseille :

    • Des Powerslide Metro, pour leur prix plancher (150€) et leur bonne solidité. Ce modèle n’est clairement pas au top au niveau confort et au niveau mécanique ; le spoiler ne bouge presque pas et de ce fait le patinage n’est pas agréable ; accessoirement, prévoyez de voyager avec vos tournevis et clef, car tout a la facheuse tendance à se dévisser sur ce modèle. Ceci étant dit, les Metro sont plutot solides, utilisent deux boucles avec levier en métal et leur rapport qualité prix est imbattable. En fait ces rollers sont une copie de Seba FR à un prix attractif.
    • Des Seba High (Light) car ils ont un bon compromis rigidité / flexion et se comportent beaucoup mieux que les FR1 au niveau des tests mécaniques. La version pas “Light” a la préférence d’Huggy car elle a un chausson amovible tout en coutant moins cher (Huggy a testé la version Light, il reste à confirmer que la version pas Light se comporte de la même manière au niveau des tests). Ceci étant dit, ces coques coutent quand même deux fois plus cher que des Powerslide Metro, Huggy n’est pas persuadé que le jeu en vaille la chandelle.
  2. 2ème choix : à la limite …

    • Les Seba Igor arrivent logiquement derrière, du fait de leur spoiler qui ne bouge presque pas et qui du coup accompagne mal les mouvements de la jambe, de leurs boucles fragiles et de leur chausson pas amovible. Seule la rigidité latérale est exceptionnelle grace au carbone, mais il faut débourser plus de 500€ pour ce modèle, ce qui commence à faire vraiment cher pour un modèle à rapper contre le bitume en descente. Pour ce prix là vous serez quand même obligés de remplacer les boucles d’origine par des modèles de qualité en les récupérant sur des chaussures de ski par exemple.
  3. 3ème choix : si vous y tenez …

    • Contrairement à ce qu’aurait pu laisser penser leur aspect baroudeur, les Seba FR arrivent derniers : la rigidité latérale ainsi que la flexion avant sont mauvais, les spoilers et les coques cassent assez régulièrement, les boucles sont fragiles et serrent mal (d’ailleurs la plupart des descendeurs qui roulent en Seba FR ont remplacé les boucles par des boucles de ski afin d’avoir un serrage correct et quelque chose de solide), la qualité de fabrication est mauvaise, …. Bref, les Seba FR sont le choix de la facilité car on les trouve partout, mais certainement pas le meilleur choix.
    • Les Rollerblade Twister ne font pas spécialement mieux pour la descente, ils sont trop fragiles, n’ont pas de flexion et leur rigidité latérale est très mauvaise (voir le test de ce modèle pour les explications détaillées). Seul leur prix relativement attractif peut être un critère de choix de ce modèle pour la descente.

 

Réalisation et remerciements

Idées, Recherches, Conception et Réalisation : Eric R., Xavier I., Florent C., Sébastien R., Raoul C., Ronan B., Mathieu P..

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont prêté leur matériel pour faire nos photos et nos tests ! Merci à Christophe, Florence, Guillaume, Alexandre, Farid, Mathieu, Tomette, Victor et Zoom pour leurs prêts et/ou leurs remarques sur le matériel. Merci Thias et Alberto pour l’autorisation d’utiliser leurs photos. Merci aux relecteurs pour leurs corrections et leurs remarques : Andrea, François, Mallo & Annie. Enfin, remerciements spéciaux à Andrea sans qui le test des coques Roxa n’aurait pas été possible !

Documents :

Bibliographie (non exaustive) :
- http://www.wikinline.net
- http://alor.antifork.org/inline-skating/
- http://www.hyb-ride.net
- http://www.rollerenligne.com
- http://www.skatelogforum.com
- http://www.serpentineroad.com
- http://freeskatenews.pl
- http://www.riderz.net
- http://rollschuster.de
- tous les sites de petites annonces pour les images accumulées au cours des années

 

  5 réponses sur “quelles coques pour le roller de descente – partie 3”

  1. I understand what is the problem with the plates of Roces SKT100. But I don’t understand what is your proposed solution? How does someone fix the problem with the plastic plates? Remove them alltogether and start from scratch?

  2. A review of the plain Seba High (not the light version) would be nice. I think they are a lot different the normal High and the High light.

  3. Roxa is very easy to find in Europe. There are many online shops that have Roxa skates that you can buy (as a consumer I mean)

  4. svp, ou je pue trouvé platine roller 5 roues 90mm ?
    merci

  5. I’m speechless. The work is fastastic. I’m here because Rollerblade twister didn’t match my expectations and I started my search in old skates. I bought Viablades in 1998, E-x models was my dream. So I was right that new models are pale shadow of old Rollerblades. Many thanks for this fundamental research of inline skates. I visit this articles from time to time to read something new about Rollerblade models.

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